Projets nationaux et régionaux

Projets en cours

L'institut universitaire de France a pour mission le développement de la recherche de haut niveau dans les universités et de renforcer l’interdisciplinarité.


Les membres de l’IUF sont nommés pour une période de cinq ans après avoir été sélectionnés par un jury international sur la base de la qualité scientifique de leur travail et du projet de recherche qu’ils ont déposé dans le cadre de la campagne de sélection annuelle de l’IUF. Placés en position de délégation, ils continuent d’exercer leur activité dans leur établissement d’appartenance et sont déchargés de 2/3 de leur service d’enseignement. Site de l’IUF : www.iufrance.fr


Projet IUF (Institut Universitaire de France) - sélection membres juniors 2018

Titre du projet : Politiques philanthropiques : une ethnographie localisée de la philanthropie en France et en Espagne

Porteur de projet : Anne Bory, MCF sociologie

Durée du projet : 1er octobre 2018 - 30 septembre 2023 (5 ans)

Résumé : Dans un contexte de reconfiguration de l’action publique et de croissance des inégalités, les investissements philanthropiques ont considérablement crû. Ce projet se propose d’analyser qualitativement la contribution de la philanthropie au bien commun, en France et en Espagne. En se concentrant sur les liens entre philanthropie et action publique locale, il étudie le rôle de la philanthropie dans les systèmes locaux de protection sociale. Le travail de terrain sera mené dans deux villes désindustrialisées, autour de la lutte contre la pauvreté et de l’éducation. Les décisions d’investissement, les stratégies de financement, la division du travail philanthropique et le fonctionnement quotidien des partenariats seront au cœur de ce projet.

Contact : Anne Bory

AAP générique 2017 (projet de recherche collaborative (PRC))

Titre du projet : Entre profession et famille, les cadres du travail d’aide aux personnes âgées

Acronyme : PROFAM

Coordination générale du Projet  : Annie Dussuet au Centre Nantais de Sociologie (CENS UMR 6025), Université de Nantes

Coordination du Projet au Clersé : François-Xavier Devetter (Prof. en économie)

Autre membre de l’équipe au Clersé : Placide Abasabanye (doctorant)

Autres laboratoires partenaires : Droit et Changement social (DCS), Espace et Sociétés Nantes (ESO-Nantes), Laboratoire d’études et de recherche en sociologie (LABERS), Laboratoire de droit (Lab-LEX), WZB (Berlin), Centre interdisciplinaire de Recherches Travail, Etat, et Société (CIRTES)
Durée du projet : 15 janvier 2018 à 14 janvier 2021 (36 mois)

Résumé :

Le projet de recherche collaboratif PROFAM analyse les transformations du travail d’aide aux personnes âgées en perte d’autonomie dans un contexte de vieillissement démographique, mais aussi de restriction des budgets affectés aux politiques sociales. Cette aide prend des formes extrêmement variées et portées par un ensemble d’acteurs à la visibilité sociale contrastée : les plus visibles, salarié.e.s ou indépendant.e.s, effectuent un travail rémunéré ; les plus invisibles, parents proches, voisins, amis, bénévoles associatifs ou informels, apportent une aide le plus souvent non rémunérée. L’objectif de PROFAM est d’analyser conjointement l’ensemble des formes de ce travail. PROFAM cherche à retracer les modalités des transformations de la division sociale de ce travail entre sphère privée et sphère publique, afin de mesurer les effets des différentes formes prises par le travail d’aide, en termes professionnels tout particulièrement, sur l’égalité femmes-hommes. PROFAM tentera ainsi de mesurer comment les normes de genre, les jeux d’acteurs, l’usage des différents droits, et les ressources territoriales, en déterminant les cadres du travail d’aide, influent sur les pratiques des « aidant.e.s » et la qualité de leurs emplois.

Site du projet PROFAM

Contact : François-Xavier Devetter


AAP générique 2016 (projet de recherche collaborative (PRC))

Titre du projet : Des accords collectifs pour l’égalité femme/homme - Collective Agreements for Gender Equality en savoir+

Acronyme : CAGE

Coordination générale du Projet  : Nathalie Greenan (Directeur de recherche, CEET- CNAM)

Coordination du Projet au Clersé : Sylvie Célérier (Prof. en sociologie, CLERSE(UMR 8019)-Université Lille 1)

Autres membres de l’équipe au Clersé : Anne Bustreel (MCF, Université Lille 1), Martine Pernod-Lemattre (MCF, Université Lille 1), Claire Flecher (post-doctorante recrutée sur le projet, 12 mois)

Autres laboratoires partenaires : Groupe d’Analyse des Itinéraires et des Niveaux Salariaux (GAINS EA 2167), Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CHS UMR 8058), Cités territoires, environnement et sociétés (CITERES UMR 7324)

Durée du projet : du 02/2017 au 02/2020 (36 mois)

Résumé :

Le projet CAGE propose une analyse multidisciplinaire (sociologie, histoire moderne et économie) des pratiques de négociation sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans les établissements et entreprises françaises. Combinant les approches qualitative, quantitative et économétrique, la recherche vise deux principaux objectifs : (i) contribuer à la connaissance et à la compréhension de la négociation collective pour l’égalité des genres en milieu de travail en suivant la façon dont elle a évolué en relation avec les changements législatifs ; (ii) vérifier si la dernière décennie de changements législatifs a été efficace dans la réduction de ces inégalités en examinant les circonstances dans lesquelles ces changements se sont révélés efficients.

Contact : Sylvie Célerier


Projet ANR - AAP générique 2016 (projet de recherche collaborative (PRC))

Titre du projet : Quel genre de manager avant 40 ans ? Faits et discours dans 4 pays européens
en savoir+

Acronyme : WOMAN

Coordination générale du Projet  : Vanessa Di Paola (Maître de Conférences, LEST UMR 7317)

Coordination du Projet au Clersé : Martine Pernod(Maître de Conférences, Université Lille 1)

Autre membre de l’équipe au Clersé : Anne Bustreel (MCF, Université Lille 1)

Autres laboratoires partenaires : LEST UMR 7317, CEREQ (Marseille), University of Warwick - Institute for Employment Research (IER, Royaume-Uni), Linnaeus University - School of Business and Economics (SBE, Suède), Université de Lausanne - Institut des Sciences sociales (ISS, Suisse), Haute école de travail social et de la santé (EESP, Suisse), Haute école de santé Vaud (HESAV, Suisse)

Durée du projet : du 1er décembre 2016 au 30 novembre 2020 (48 mois)

Résumé :
Ce projet propose d’étudier les mécanismes à l’oeuvre dans l’accès, l’exercice et l’avancement dans les métiers d’encadrement des femmes en première partie de carrière, et ce dans quatre contextes sociétaux (France, Royaume-Uni, Suisse et Suède). Le parti pris est de se focaliser sur cette période au cours de laquelle les femmes sont à la fois prises par l’intensité de leur investissement professionnel lié à l’exercice de ce type de responsabilités à un moment où les opportunités de promotion sont importantes et, éventuellement fortement mobilisées dans la constitution d’une famille et l’engagement temporel qui lui est inhérent. L’objectif vise à articuler simultanément plusieurs niveaux d’analyse : le niveau individuel, le niveau des pratiques organisationnelles de la gestion de la main-d’oeuvre et celui de l’action publique. La confrontation des contextes sociétaux permet de mettre en évidence les interactions entre les dimensions éducatives, professionnelles, familiales et institutionnelles agissant sur la composition genrée de ces professions de managers.
La méthodologie recourt à la fois à des analyses quantitatives et qualitatives, mobilisant l’économie et la sociologie. A travers l’approche économétrique et le recueil des discours sur les parcours individuels, il s’agit de cerner ce qui facilite ou au contraire freine l’accès et l’exercice des fonctions d’encadrement, en mettant en regard freins, facilitateurs et conditions sociales de leur production. Au-delà des parcours, ce sont également les registres de justification des responsables hiérarchiques pour favoriser (ou non) la féminisation des fonctions d’encadrement qui sont étudiés, ces discours, par hypothèse, contribuant, dans chaque pays de manière singulière, à reproduire la division sexuée du travail via une vision stéréotypée des compétences "féminines" et "masculines".

Contact : Martine Pernod-Lemattre

Projets partenariaux 2018-2019 :

EITKP : RSE, coopératives, mouvement des communs, … penser les enjeux institutionnels de la transition écologique et sociale avec Karl Polyani.

Coordination : Nicolas Postel (clersé UMR 8019)

Subvention de recherche avec le Ministère de la Culture (DEPS : Département des études, de la prospective et des statistiques)

Titre du projet : Analyser la consommation culturelle des français

Coordination : Pierre Blavier (CR CNRS en sociologie et économie)

Durée du projet : du 13 décembre 2018 jusqu’au 12 décembre 2019 (12 mois)

Résumé : Ce projet de recherche s’inscrit dans le prolongement d’échanges avec le ministère de la culture (DEPS) et se fixe pour objectif de procéder à l’analyse d’un panel de consommateurs (sur la consommation culturelle : livre, musique, vidéo, jeux vidéos), jusqu’à présent peu exploitée à des fins de recherche en sciences sociales. Il s’agit d’identifier des profils de consommateurs et de les mettre en relation avec certaines propriétés (âge, sexe, ...) mais aussi leurs conditions d’achat (prévu ou imprévu, type d’enseigne, ...). Ceci nécessite d’abord un premier travail de mise à plat des données durant plusieurs mois, avant de procéder aux analyses proprement dites.

Contact au Clersé :  Pierre Blavier

Appel à projet de recherche 2018 "Islam, religion et société" du Ministère de l’intérieur (Direction des libertés publiques et des affaires juridiques - Bureau central des cultes)

Titre du projet : Fidèles et mosquées dans la métropole lilloise, la région parisienne et à Rouen. Etude localisée des usages, des activités et de l’architecture des lieux de culte musulmans.

Acronyme : FIMO

Coordination : Abdelhafid Hammouche (Pr en sociologie, Université de Lille, Clersé)

Autres participants : Bruno Duriez (DR CNRS en sociologie, Clersé), Omero Mariongu Perria (Dr en sociologie, chercheur associé à l’IPRA - Université de Nantes), Adrien Benaise (doctorant en sociologie, Clersé), Dorra Mammeri ( Dr en science politique, chercheure associée au GSRL - EPHE), Louise Michelin (Diplôme d’Etat d’Architecture, Master 2 en Sociologie et Anthropologie des Enjeux Urbains , bureau d’études Myusages)

Durée du projet : 12 mois (4 décembre 2018 au 3 décembre 2019)

Résumé :

Ce projet se propose d’approcher les pratiques religieuses musulmanes, d’abord en considérant les dynamiques sociales depuis les années 1960 avant d’interroger les pratiques qui s’expriment dans le contexte d’aujourd’hui. La considération des dynamiques permet de restituer les phénomènes dans leur construction sociale, celles des interactions d’apprécier les jeux d’acteurs dans la période actuelle pour une recherche structurée autour de trois axes : les lieux, les acteurs et les pratiques en les articulant fortement par la prise en compte des rapports intergénérationnels et de genre.

Contact au Clersé : Abdelhafid Hammouche


AAP ouvert 2018 de l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE)

Titre du projet : Les orphelins confiés à leurs proches en protection de l’enfance. Existe-t-il des spécificités dans l’accueil de ces enfants par rapport à autres enfants confiés aux proches ?

Acronyme : MOPADOR (MOrtalité Prématurée des ADultes et ORphelinage)

Coordination : Bernadette Tillard (Pr en sociologie, Clersé UMR 8019, Université de Lille)

Autres participants au Clersé : Coralie Aranda (doctorante au Clersé, Université de Lille), Lucy Marquet (MCF en démographie, Université de Lille)

Durée du projet : 18 mois ( de novembre 2018 à mai 2020)

Résumé :

Cette recherche étudie la situation des orphelins de père et/ou de mère, par rapport aux autres enfants confiés à leur entourage et faisant l’objet d’une mesure de protection de l’enfance dans le Nord de la France, en collaboration avec les services d’Aide Sociale à l’Enfance des départements du Nord et du Pas-de-Calais. Elle s’intéresse au rôle des événements familiaux dans la décision de placement, aux conséquences du décès du parent sur le parcours de l’enfant, mais également aux conditions d’accueil, aux soutiens apportés par l’entourage et par les professionnels aux personnes qui en assurent la garde, à la particularité de ces accueils par rapport à l’ensemble des enfants pris en charge au titre de la protection de l’enfance. La recherche comprend une enquête par questionnaire auprès de l’ensemble des proches accueillants connus par l’aide sociale à l’enfance des 2 départements, suivie d’une enquête par entretiens semi-directifs auprès de proches accueillant des enfants dont la moitié sont orphelins de père et/ou de mère.

Contact au Clersé : Bernadette Tillard


Collaboration de recherche avec la Fondation DigestScience

La Fondation DigestScience a pour but de développer et de financer la recherche sur les maladies digestives et notamment la maladie de Crohn.

Titre du projet : Enquête sociologique dans le cadre du projet HEROIC sur la maladie de Crohn

Acronyme : SOCIO-HEROIC

Coordination : Ivan Sainsaulieu (Pr en sociologie, Clersé UMR 8019, Université de Lille)

Autre participant : Anne Vega ( CDD chercheur)

Durée du projet : 18 mois ( 18 juin 2018 - 17 déc. 2019)

Résumé :

L’objectif du projet est de rechercher dans les trajectoires des malades des hypothèses d’indicateurs socio-anthropologiques à tester dans une phase ultérieure quantitative par un questionnaire. Y a-t-il des "causes sociales" à la maladie de Crohn, un type de travail ou d’entourage social ? Comment s’agencent les différents facteurs de vie sur un territoire (rapport à l’alimentation, à la culture médicale, exposition à des polluants, accidents, évènements personnels ou familiaux ...), dans la trajectoire de vie individuelle des malades ? Peut-on déceler des combinaisons spécifiques de ces facteurs sociaux et environnementaux par la voie qualitative, qui échapperaient aux enquêtes quantitatives ?.

Informations sur le consortium Heroic :

Le consortium interdisciplinaire Heroic comprend diverses équipes du CNRS, de l’Inserm et des CHU de Lille, Amiens et Rouen compétentes dans les domaines de la médecine, de la gastroentérologie, de l’histoire, de l’écologie environnementale, de la sociologie et de la biologie, réunies autour de Corine GOWER, PH, coordinatrice du registre EPIMAD.

Contact au Clersé : Ivan Sainsaulieu


Marché public (contrat 2018-178) avec la Bibliothèque publique d’information (BPI) du Centre Pompidou

Titre du projet : Etude sur la valeur économique des bibliothèques

Coordination : Florence Jany-Catrice (Pr en économie, Clersé UMR 8019, Université de Lille)

Autres participants : Laurent Gardin (MCF en sociologie, IDP, Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis), Arthur Jatteau (MCF en économie et en sociologie, UMR 8019, Université de Lille) et Richard Sobel (Pr en économie, Clersé UMR 8019, Université de Lille)

Durée du projet : 30 mois (du 28 juin 2018 au 27 décembre 2020)

Résumé :

L’objectif de la recherche vise à proposer aux professionnels des
bibliothèques une vision large et nuancée des approches socioéconomiques de la valeur.
Il s’agirait (i) de saisir généalogiquement comment et pourquoi émerge l’idée même de « valeur économique » des bibliothèques ; (ii) d’observer comment les acteurs s’approprient l’idée d’impact économique de leur activité et de leurs établissements ; et (iii) de rendre compte de méthodologies qui tiennent compte de l’ensemble des parties-prenantes pour dire la ou les valeur(s) socioéconomique(s) en (iv) estimant si la co-construction d’indicateurs en lien avec les acteurs a des effets différents des méthodes classiques. Si les effets anticipés sont validés socialement par les acteurs, cela pourrait fournir au débat public des représentations moins hétéronomes de la valeur socioéconomique des bibliothèques.

Contact au Clersé : Florence Jany-Catrice


Collaboration de recherche avec l’école des officiers de la Gendarmerie Nationale (EOGN)

Titre du projet : Etude sociologique de la composition des familles de gendarmes et du rapport de ces familles à leur logement

Coordination : Sébastien Jakubowski (Pr en sociologie, Clersé UMR 8019, ESPE LNF)

Autre participant : Elena Lysak (doctorante en sociologie à l’EHESS)

Durée du projet : 15 juin 2018 au 31 décembre 2018

Résumé :

La société française connaît une évolution socio-démographique sensible qui rejaillit nécessairement sur les militaires de la gendarmerie et leurs familles, tant au plan social que professionnel. C’est pourquoi, la gendarmerie nationale souhaite mieux mesurer l’impact de ces évolutions sur la configuration et l’usage des logements concédés par nécessité absolue de service. L’étude vise à identifier et analyser les pistes possibles d’adaptation et d’optimisation de la stratégie immobilière de la gendarmerie nationale et de son parc de logements. Le but de l’étude est de contribuer à une évolution possible du référentiel immobilier de la gendarmerie et, partant, à une optimisation de ses investissements. Le travail comprendra une analyse circonstanciée de la sociologie des familles de gendarmes ainsi que des éléments de comparaison avec la sociologie des familles françaises.

Contact au Clersé : Sébastien Jakubowski


AAP ESPE Lille Nord de France 2018 projets de recherche

Titre du projet : Parcours scolaires de réussite « en contexte » des élèves de milieux populaires

Acronyme : PSRcontexte

Coordination : Sébastien Jakubowski (Pr en sociologie, Clersé UMR 8019, ESPE LNF)

Autres participants : Brigitte Montfroy (MCF sociologie, Clersé UMR 8019, Espe LNF), Catherine Barthon (MCF géographie, Laboratoire Discontinuités Université d’Artois, Espe LNF)

Durée du projet : 2018 (prolongation jusqu’en août 2019)

Résumé :

Ce projet de recherche a pour objet l’analyse des parcours de réussite scolaire des élèves issus de milieux populaires et des dispositifs scolaires - Institutionnels et/ou pédagogiques - ayant favorisé cette réussite. L’originalité de ce projet est double : elle est d’une part, de s’intéresser aux parcours de réussite scolaires des élèves d’origine populaire, et non pas à leurs difficultés, et d’autre part d’appréhender la réussite scolaire "en contexte" intégrant dans l’analyse les dimensions spatiale, territoriale et institutionnelle des parcours des élèves, dimensions peu prises en compte généralement dans l’analyse des inégalités scolaires. Plusieurs terrains ont déjà été investis (un collège REP+, le dispositif PEI de Sciences Po Lille). Nous entendons en 2018 poursuivre nos investigations sur de nouveaux terrains d’analyse et d’observation (des classes préparatoires aux grandes écoles du lycée Baggio de Lille et le suivi de l’évaluation du contrat d’agglomération de la politique de la ville porté par la Métropole Européenne de Lille). Notre projet s’inscrit résolument dans une perspective de l’action publique, de la sociologie de l’éducation et des organisations ainsi que de la géographie sociale. Sur le plan problématique et théorique, l’originalité de notre travail porte sur l’analyse à plusieurs niveaux (macro, méso, micro) des principes de la réussite scolaire et sociale. Ces différents niveaux sont selon nous interdépendants et nous cherchons à analyser les systèmes d’interdépendance et d’interaction entre les politiques publiques, les dispositifs des établissements et les parcours des individus.

Contact au Clersé : Sébastien Jakubowski


Marché Public avec la DARES, Ministère du travail "Réalisation de quatre études de nature qualitative ayant pour objectif d’analyser la mise en oeuvre du programme expérimental visant à la résorption du chômage de longue durée. - Marché N° M2017/04

Titre du projet : Analyser la mise en oeuvre du programme expérimental visant à la résorption du chômage de longue durée. Lot 4 : Territoires urbains : Métropole européenne de Lille, Paris 13, Villeurbanne.

Coordination : Florence Jany-Catrice (Pr en économie, Clersé UMR 8019, Université de Lille Sciences et Technologies)

Autres participants :

  • Anne-Fretel (MCF en économie, Clersé), François-Xavier Devetter (Pr en économie, Clersé), Anne-Laure Federici (PAST, Lille),
  • Damien Sauze (MCF en économie, Triangle, Université Lyon 2), Sylvain Vatan (MCF en économie, Triangle, Université Lyon 2), Laure Bazzoli (MCF en économie, Triangle, Université Lyon 2),
  • Philippe Semenowicz (Prag, et associé ERUDITE, Université Paris-­Est Marne-­la-­Vallée), Chaire-ESS (UPEM)

Durée du projet : 9 janvier 2018 au 8 janvier 2021 (36 mois)

Contexte :

La loi du 29 février 2016 instaure un nouveau programme expérimental d’une durée de cinq ans visant à la résorption du chômage de longue durée. Dix territoires-pilotes ont ainsi été choisis pour créer des emplois "utiles" sur les territoires dans des activités « pérennes et non concurrentes aux activités déjà présentes sur le territoire ». La philosophie de ce nouveau programme ainsi que l’ensemble des textes officiels se trouvent détaillés sur le site www.tzcld.fr.

L’un des piliers fondamentaux du programme réside dans son modèle économique. En substance, le chômage de longue durée fait intervenir de nombreuses aides financières et en nature qui si elles étaient réorientées vers de l’emploi non directement et immédiatement solvable, présenteraient un solde coût/bénéfice bien plus avantageux pour la société et bien sûr pour les bénéficiaires. Ainsi, par la création de ces emplois subventionnés, les concepteurs du programme misent sur la richesse produite par les emplois mais aussi sur les bénéfices directs et indirects sur les personnes embauchées et leurs proches ainsi que sur les territoires, leurs habitants et leurs environnements naturel, social, économique, culturel…

Résumé : Le consortium porté par le Clersé de l’Université de Lille est lauréat du lot 4 portant sur les territoires urbains. L’analyse comporte 5 volets :

  • la genèse et de la gouvernance de l’expérimentation ;
  • le fonctionnement des EBE et leur modèle économique ;
  • la trajectoire des salariés recrutés ;
  • l’idée d’utilité sociale" des activités développées ;
  • l’impact social territorial de l’expérimentation.

Contact au Clersé : Florence Jany-Catrice


Marché Public avec le Syndicat Mixte du Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale "Le bocage boulonnais : pour une évolution des perceptions et des usages"

Titre du projet : Analyse de la perception et des ReprésentAtions du Bocage boulonnais Et des Services éCOsystémiques associés

Acronyme : ARABESCO

Coordination : Hélène Melin (MCF sociologie/ethnologie, Clersé UMR 8019, Université de Lille Sciences et Technologie)

Autres participants : Olivier Petit (MCF économie, Clersé , Université d’Artois), Muriel Maillefert (Pr. aménagement et urbanisme, EVS UMR 5600, Université Jean Moulin)

Durée du projet : 18 mois (2017-2018-2019)

Résumé :

Le projet présenté ici vise à répondre à la demande du PNR Caps et Marais d’Opale de mener, en collaboration pluridisciplinaire, une enquête ethnosociologique sur l’évolution des perceptions que les habitants portent sur le bocage boulonnais accompagnée d’une étude des services « écosystémiques » des composantes de ce paysage.

Nous proposons d’y répondre en associant des étudiants de niveau master 1 et master 2 en sociologie et anthropologie, en économie et en aménagement.

Le projet s’attachera de façon conjointe, à relever, analyser et mettre en perspective, les différentes appréhensions sociales et culturelles du bocage ainsi que ces usages économiques. L’objectif de cette étude sera de pouvoir à la fois Identifier les perceptions du bocage boulonnais par les habitants ; Identifier et analyser les services rendus par les différentes composantes du paysage bocager ; tirer de ces deux précédents objectifs un ensemble de préconisations pour le PNR sur l’avenir du bocage et sur les outils et instruments susceptibles de répondre aux attentes des habitants et des acteurs locaux.

Contact au Clersé : Hélène Melin


Convention de recherche avec la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du Ministère des affaires sociales et de la santé

Coordination : François-Xavier Devetter

Autre participant : Laura Nirello (post-doctorante recrutée sur le projet au Clersé)

Durée du projet : 26 mois (23 janvier 2017 au 22 mars 2019)

Résumé :

L’objet de la convention porte sur deux activités :

  • L’organisation d’un séminaire de recherche sur l’économie collaborative et la protection sociale
  • La réalisation d’un état des lieux et d’une recherche sur la quantification des besoins des personnes âgées dépendantes, en termes d’établissements et de services d’accompagnement.

Contact au Clersé : François-Xavier Devetter


AAP ESPE 2017 projets de recherche

Titre du projet : Parcours scolaires de réussite « en contexte » des élèves de milieux populaires

Participants du Clersé : Coord. Sébastien Jakubowski (Pr. sociologie, Espe LNF), Brigitte Montfroy (MCF sociologie, Espe LNF)

Autre participant : Catherine Barthon (Laboratoire Discontinuités à l’Université d’Artois)

Durée du projet : 2017

Résumé :

Ce projet constitue la suite d’une recherche en cours, entamée en 2015, qui a pour objet l’analyse des parcours de réussite scolaire des élèves issus de milieux populaires et des dispositifs scolaires - institutionnels et/ou pédagogiques - ayant favorisé cette réussite. L’originalité de ce projet est double : elle est d’une part, de s’intéresser aux parcours de réussite scolaires des élèves d’origine populaire, et non pas à leurs difficultés, et d’autre part d’appréhender la réussite scolaire "en contexte" intégrant dans l’analyse les dimensions spatiale, territoriale et institutionnelle des parcours des élèves, dimensions peu prises en compte généralement dans l’analyse des inégalités scolaires.

Contact au Clersé : Sébastien Jakubowski


AAP CNRS MASTODONS 2017 "Les Big Data en recherche"

Titre du projet : Système multi-agents pour l’analyse statistique et économétrique de données massives.

Acronyme : MAS4DATA

Coordination : Maxime Morge (MCF, Crystal UMR 9189, Université Lille 1)

Participants du Clersé : Virginie Delsart (MCF économie), Nicolas Vaneecloo (Pr. économie)

Durée du projet : 2017

Résumé :

en savoir +
Ce projet adopte une approche interdisciplinaire associant sciences informatiques et économie pour identifier :

  • les défis liés à la gestion de données, incluant les calculs sur des données massives et le parallélisme orienté données ;
  • les défis liés à la production de connaissances incluant l’extraction d’information et les requêtes complexes sur les données massives

Contact au Clersé : Virginie Delsart


AAP 2015 Systèmes agricoles et environnement en Nord – Pas de Calais - Conseil régional Hauts de France

Titre du projet : NORmes Environnementales - Activités aGRIcoles et Autonomie d’exploitation
Acronyme du projet : NORE-AGRIA
Coordination du projet  : Sylvie Célérier (Prof. en sociologie, Université Lille 1, Clersé)
Autres membres de l’équipe au Clersé : Ornella Boutry (MCF économie, Lille 1), Julien Choquet (IGR, Lille1), Catherine Comet (MCF sociologie, Lille 1), Alexandre Guerillot (IE, Université de Lille), Hélène Melin (MCF sociologie, Lille 1), Héloise Petit (Prof. économie, Lille 1,
Autres partenaires du projet : Centre d’Etudes pour le Développement d’une Agriculture Plus Autonome et Solidaire – Nord-Pas de Calais (CEDAPAS), Groupement des Agriculteurs Biologiques du NORd-Pas de Calais (GABNOR)

Durée du projet : du 1er avril 2017 au 31 octobre 2019 (30 mois)

Résumé :

Le développement de diverses formes d’agriculture plus respecteuses des ressources naturelles et des besoins des consommateurs est aujourd’hui largement institutionnalisé tant au niveau national que régional. Dans ce cadre général, la recherche s’intéresse centralement :

  • aux transformations du métier d’agriculteur que ce développement suppose, notamment quant à la prise en compte des normes environnementales,
  • aux conditions socio-économiques de l’exercice agricole et aux marges de manœuvre laissées aux exploitants dans ces nouveaux schémas de production agricole

La recherche porte sur deux filières bien représentées dans la région et dont les conditions de mutation agro-biologique diffèrent fortement : la filière lait et la filière grande culture. L’objectif est de caractériser les diverses situations d’exploitation relativement aux enjeux environnementaux explorant les variations du métier et les conditions socio-économiques d’exploitation.

Contacts au Clersé : Sylvie Célérier ; julien.choquet@univ-lille1.fr


AAP 2015 Systèmes agricoles et environnement en Nord – Pas de Calais - Conseil régional Hauts de France

Titre du projet : Agriculture et proximité, gouvernance alimentaire et territoires
Acronyme du projet : AproTer
Coordinateur du projet  : Nicolas Rouget au CALHISTE (MCF, Université de Valenciennes)
Coordination du projet au Clersé  : Ornella Boutry (MCF en économie, Université Lille 1)
Autre membre de l’équipe au Clersé : Sylvie Célérier (Prof. en sociologie, Université Lille 1)
Autres partenaires du projet : Nantes-ESO, CERAPS (Université Lille2), TVES (Université Lille 1), Association Terres en Villes, MEL, Communauté d’agglomération du Douaisis

Durée du projet : 01/03/2017 à 29/02/2020

Résumé :

Dans un contexte caractérisé par l’accroissement des demandes sociales de nature et de remise en cause des modèles productivistes de la production et de la distribution alimentaire, ces dernières décennies ont été marquées par le retour de l’agriculture dans la cité et ont scellé une alliance nouvelle entre nature, ville et agriculture à des fins aménitaires dans un premier temps, puis surtout nourricières. La question de la relocalisation de la production alimentaire à proximité des marchés de consommation n’est pas celle d’assurer la quantité mais d’assumer pleinement la fonction complexe tout à la fois sanitaire, sociale et environnementale de l’alimentation. La question alimentaire, par ailleurs, façonne la ville, ses territoires, mais également pénètre ses institutions. C’est donc bien la question de la dynamique globale de la relocalisation alimentaire que nous proposons d’examiner dans son état et dans ses perspectives (durabilité et environnement, trajectoires agricoles, autonomie et dépendance aux filières amont et aval, foncier et multifonctionnalité, trame verte, gouvernance et projet de mise en valeur des espaces productifs agricoles).
Contacts au Clersé : Ornella Boutry ; Sylvie Célérier


CPER 2015-2020 - Conseil régional Hauts-de-France

Titre du projet :  CLIMIBIO

Coordination du projet  : Pascale Desgroux (PC2A UMR CNRS 8522, Lille 1) et Xavier Vekemans (EEP UMR CNRS 8198, Lille 1)

Financement : CPER (Contrat de Plan Etat Région), Conseil régional Hauts-de-France
Durée du projet : 2015-2020
Résumé :

CLIMIBIO est un projet environnemental pluridisciplinaire de la région Hauts-de-France. Il a pour but d’étudier l’évolution des milieux et du climat, d’analyser les impacts de ces évolutions sur la biodiversité, la qualité de l’air, la santé, la société et d’envisager les perspectives et stratégies d’adaptation à ces changements.
Voir le site internet dédié au projet : climibio.univ-lille.fr
Participants du Clersé au projet CLIMIBIO : Ornella Boutry (MCF économie, Lille 1), Florence Jany-Catrice (Prof. économie, Lille 1), Hélène Melin (MCF sociologie, Lille1), Olivier Petit (MCF économie, Université Artois), Thierry Ribault (CR CNRS), Grégory Pitrel (IGE), Mounia Ech Chite (IGE)
Contact au Clersé - coordination : Thierry Ribault


APPEL A PROJETS NEEDS du CNRS (Nucléaire, Energie, Environnement, Déchets et Société) - AAP 2016

Titre du projet : Dispositifs d’Autogestion et de Cogestion de la Catastrophe : Organisation, Responsabilisation, Démocratie - Cogestion des Risques et Risques de la Cogestion
Acronyme du projet : DACCORD-CORICO
Coordination du projet : Thierry Ribault (Clersé)
Partenaires :
Cette recherche interdisciplinaire sera menée par une équipe internationale dans le cadre du laboratoire international associé « Protection humaine et réponses au désastre » (InSHS, CNRS), piloté par le CLERSÉ (Lille) et la Maison franco-japonaise (UMIFRE 19-CNRS, Tokyo), en partenariat avec des laboratoires de recherches sur la transformation de l’État (CRESPPA, Paris), la sécurité humaine et la justice globale (univ. Doshisha, Kyoto), l’histoire des sciences (Univ. Maryland, USA), en santé et environnement (Univ. Fukushima, Univ. Okayama, Univ. Eastern Finland, ÉSÉ-Orsay) et en physique (CSNSM-IN2P3-Orsay).

  • Clersé : Thierry Ribault (CR CNRS économiste, coordinateur du projet NEEDS et directeur du LIA "Protection humaine et réponses au désastre") et Elisabeth Weinberg de Touchet (MCF, Histoire industrielle du Japon)
  • CRESPA (Paris)/UMIFRE 19USR 3331 Tokyo : Thomas Brisson (MCF, science politique=
  • Cécile Asanuma-Brice (postdoctorante, chercheuse associée à l’UMIFRE 19 et au CLERSE, Sociologie urbaine au Japon/Politiques de logement)
  • CSNSM-IN2P3 (Orsay) : DR CNRS Emérite, Harry Bernas (DR CNRS émérite, physique) et Anders Moller (DR CNRS, biologie)
  • Université Doshisha (Graduate school of global studies, Kyoto) : Anne Gonon (professeur en Sociologie, sécurité humaine et vulnérabilité en situation de catastrophe) et Moeko Minagawa (post-doctorante, science politique)
  • Université Fukushima (Faculty of Symbiotic Systems Science, Environmental Planning) : Shinobu Goto (co-production citoyenne des savoirs. Sciences environnementales)
  • Université Okayama (Dpt Human ecology) :Toshihide Tsuda (professeur d’épidémiologie, épidémiologie et sciences de l’environnement)
  • Université Eastern Finland (Dpt Environmental science) : Keith Baverstock (professeur, ancien responsable du Radiation Protection Programme à l’OMS-Europe. Radiobiologie)
  • Université Maryland (History Dpt, USA) : Kate Brown (professeur, histoire des sciences )

Financement : Mission pour l’interdisciplinarité - CNRS

Durée du projet : 2016 - 2017 (24 mois) / Financement obtenu pour 1 an (2016)

Résumé :

Le projet s’inscrit dans le prolongement de nos travaux portant sur les dispositifs de cogestion « citoyenne » de la catastrophe nucléaire de Fukushima, ayant reçu un soutien dans le cadre du programme NEEDS-CNRS en 2014 et 2015. Nous proposons, tout en approfondissant la compréhension de la manière dont la protection vis-à-vis de la menace radiologique est co-construite, de mettre l’accent sur le rôle des initiatives « citoyennes » cogestionnaires des dégâts dans la production et la circulation de la connaissance relative à la situation de contamination radioactive. A travers l’étude de la nature et du rôle de l’information et du savoir dans la gestion de l’accident nucléaire de Fukushima, nous entendons contribuer à mettre au jour l’articulation critique entre la production de connaissance et la protection humaine.
Contact : Thierry Ribault


Appel à projets Fondation de France 2014 : Quels littoraux pour demain ?

Titre du projet : SLIDE - "Quels Sentiers LIttoraux pour DEmain ? Analyse prospective et pluridisciplinaire de l’aménagement des sentiers côtiers en Méditerranée".

Coordination du projet  : Hélène Melin (Clersé UMR 8019)

Composition de l’équipe scientifique : Hélène Melin (Clersé UMR 8019), Samuel Robert, et Marie-Laure Trémélo (Espace UMR 7300) ; Johan Jouve, Marie-Antoinette Maupertuis, Muriel Poli et Maxime Vuillamier (LISA UMR 6240)

Autre partenaire du projet : Conservatoire Botanique National de Corse (CBNC)

Financement : Fondation de France

Durée du projet : (30 mois) novembre 2014 - avril 2017 (prolongation jusqu’au 31 décembre 2018)

Résumé :

Quels sentiers littoraux pour demain ? Face à la multiplication des offres de petite randonnée et à la quasi généralisation de l’outil « sentier » dans les politiques d’aménagement et de développement éco-touristique, ce projet questionne l’évolution des cheminements côtiers en Méditerranée dans une dynamique prospective de gestion et de protection des littoraux. Il s’agit de s’interroger sur l’évolution des formes et des rôles des sentiers sur trois maillages de cheminements en Haute Corse (Balagne) et dans les Bouches du Rhône (Côte Bleue et Iles du Frioul).

Ce programme propose d’étudier conjointement les objectifs initiaux et les finalités attendues de l’aménagement de sentiers en bordure littorale par les propriétaires et gestionnaires des sites, d’une part, et les pratiques et usages effectifs de ces chemins par les usagers, d’autre part. Cette recherche pluridisciplinaire (anthropologie, botanique, économie, géographie, histoire, linguistique, sociologie) doit permettre de mesurer les rôles potentiels et effectifs des circuits de promenades dans l’évolution de la gestion littorale, et ainsi contribuer à choisir la forme qu’ils devront prendre demain.

voir vidéo reportage de la Télé PAESE (télévision locale corse)  : Les sentiers de Balagne étudiés par la Fondation de France

Contact : Hélène Melin

Accord général d’association entre le Céreq et le Clersé

Coordination au Clersé  : Martine Pernod-Lemattre

Membres de l’équipe au Clersé :

Benoit Cart (IGE Université de Lille), Marie Hélène Toutin (Chargé d’étude Céreq- Clersé), Alexandre Léné (chercheur associé), Valérie Henguelle (chercheur associé au Clersé)

Chercheurs collaborateurs : Héloïse Petit, Guillemette de Larquier, Anne Fretel

Durée du projet : 1/01/2015 – 31/12/2018. Renouvellement en cours

Résumé :

Le Céreq est un établissement public qui dépend du ministère de l’éducation nationale, du ministère de l’économie et du ministère du travail. Pôle public d’expertise au service des acteurs de la formation et de l’emploi, le Céreq concilie production de statistiques, recherches, études et accompagnement et évaluation d’actions Des opérations sont ainsi menées en partenariat avec les collectivités territoriales, régionales ou locales, ou avec des organismes étrangers. D’autres études sont conduites pour ou avec des entreprises publiques ou privées, pour des branches professionnelles et des organisations syndicales de salariés. Outre sa maison-mère à Marseille, le Céreq s’appuie sur un réseau de 12 centres associés régionaux (CAR), répartis dans toute la France, implantés dans des laboratoires ou des unités de recherche et ayant une compétence régionale ou interrégionale. C’est dans ce cadre qu’existe depuis 1971 une convention générale d’association qui lie le Céreq et le Clersé et qui précise chaque année le programme de travail du CAR de Lille. Les chercheurs du CAR insérés au sein du laboratoire assurent des fonctions complémentaires :

  • ils participent à la définition des orientations à moyen terme du Céreq en apportant les savoirs disciplinaires développés au sein du laboratoire de rattachement ;
  • ils contribuent au programme de travail du Céreq et à l’exploitation des enquêtes nationales ;
  • ils répondent à des appels d’offre sur différentes thématiques de l’analyse de la relation formation emploi : l’alternance, la professionnalisation, l’insertion, l’acquisition de compétence, l’évaluation des politique publiques... ;
  • ils contribuent à l’activité du laboratoire d’accueil : participation aux groupes SETE – Axe 2 du Clersé, réponse aux appels d’offres du Clersé, séminaires, organisation de colloques et des journées d’études du Clersé…
  • Enfin, le CAR Céreq de Lille fait partie des membres du Réseau l’Oref Haut de France (Observatoire régional de l’Emploi et de la Formation). Il y assure un appui aux instances régionales en matière d’outils, de méthodes et de réalisation d’études sur la relation formation-emploi en région par une participation à différents groupes de travail thématique – sur le décrochage, sur les itinéraires de professionnalisation…- mais aussi par la co-réalisation de l’exploitation régionale de l’enquête Céreq « Génération ».

Les effectifs en formation dans le BTP du CAP au Diplôme d'ingénieur, poursuites d'études et insertion dans l'emploi

Coordination et chef de projet : Céreq Marseille

Financement : OPCA du BTP - Constructys

Durée du projet : 1/12/2018 – 01/06/2019

Cette étude vise à:

- Elaborer un état des lieux des effectifs et de leur évolution en formation initiale, du CAP au diplôme d’Ingénieur par filière, niveau et mode de formation

- Présenter une répartition géographique de ces effectifs

- Identifier les repères permettant d’analyser les parcours: taux de rupture des contrats, taux de réussite à la certification préparée, poursuite dans les niveaux supérieurs

- Identifier les taux d’insertion dans l’emploi, dans le secteur et hors secteur, au sein de l’entreprise formatrice ou au sein d’une autre entreprise.

- Proposer, au regard de ces données, des préconisations quant aux filières de formations et/ou, certifications en place, du point de vue de la carte des formations ou des actions à entreprendre pour en optimiser l’attractivité.


Dual vocational education and training as a company strategy for safeguarding the skilled labour supply – Case studies on motivation and organisation in international comparison for automotive production sector and car services”

Coordination et chef de projet : Céreq Marseille

Financement : Bibb and Céreq

Durée du projet : 1/12/2016 – 01/06/2019

It is part of an international study (including Italy, Portugal, Germany, Spain, Slovakia and the UK) on companies’ motivation and organization of vocational education and training provision co-ordinated by the German Federal Institute for Vocational Education and Training (BIBB). We want to gather detailed information on why companies decide to train young labor market entrants and how they organize the training. Specifically, we will talk about dualised forms of vocational education and training”

Projets clos

Membre IUF Junior (2007-2012) - Florence Jany-Catrice, MCF en économie Université Lille 1

Programme Jeunes Chercheuses Jeunes Chercheurs (JCJC Edition 2013)
en savoir+

Titre du projet : Analyse de la qualité des emplois dans les activités du nettoyage

Acronyme : CLEAN

Coordination du Projet  : François-Xavier Devetter (MCF, Université Lille 1,Clersé)

Autres membres de l’équipe  : Franck Bailly (MCF, Université de Rouen), Anne Bustreel (MCF, Université Lille 1, Clersé), Frédérique Cornuau (MCF, Université Lille 1, Clersé),
Anne Frétel (MCF, Université Lille 1 Clersé), François Horn (MCF, Université Lille 3, Clersé), Alexandre Léné (MCF, Université Lille 1 Clersé), Martine Pernod-Lemattre (MCF, Université Lille 1 Clersé).

Durée du projet : 01/10/2013 au 31/03/2017 (42 mois) (prolongé de 6 mois)

Résumé :

Les métiers liés directement au nettoyage (agents d’entretiens, agents de services, employés de maison, aides à domiciles, nettoyeurs, employés d’étage) ont cru de manière rapide depuis dix ans et constituent des secteurs à fort potentiel de recrutement. Ils représentent à l’heure actuelle plus de 7% des salariés en France. L’externalisation de ces activités par les entreprises dans les années 90 a isolé cette main-d’œuvre spécifique. Parallèlement, la constitution d’une branche « entreprises de la propreté » puis la structuration (encore inaboutie) d’un secteur des « services à la personne » ont partiellement modifié les relations de services qui se nouent autour de la fonction nettoyage et la nature des métiers concernés. Souvent considérés comme non qualifiés, ces emplois offrent en France des conditions de travail et d’emploi de mauvaise, voire de très mauvaise qualité (faibles rémunérations, temps partiels subis, précarité, pénibilités tant physiques que temporelles ou psychologiques, déficit de reconnaissance sociale).

Ce projet de recherche vise à mieux cerner les déterminants de la qualité de ces emplois en revenant sur les enjeux sociaux (qualité de service, calculs de la productivité et des prix, relations sociales induites, etc.) que leur existence révèle. L’hypothèse de départ est qu’ils constituent un segment particulier du marché du travail dont on ne peut pas comprendre le fonctionnement sans analyser les rapports sociaux qui se nouent autour du service de nettoyage, notamment en termes d’inégalités de genre et de revenu. Pour cela, le projet vise à appréhender l’organisation de ce service dans sa globalité en étudiant conjointement la qualité de l’emploi et la qualité du service rendu.

Au final, cette recherche doit permettre de mieux comprendre un segment essentiel (tant du fait de son poids quantitatif que des enjeux sociaux qu’il recèle) du marché du travail en soulignant les interactions entre qualité des emplois et qualité des services.

Contact : François-Xavier Devetter

Programme Jeunes Chercheuses Jeunes Chercheurs (JCJC Edition 2012) en savoir+

Titre du projet : Pratiques d’organisation quotidiennes étudiées en milieux populaires

Acronyme : PORQUE

Coordination du Projet  : Anne Bory (MCF), José Calderon (MCF) et Valérie Cohen (MCF) - Clersé

Membres de l’équipe au Clersé  : José Calderon (MCF), Valérie Cohen (MCF), Séverin Muller (MCF),
Juliette Verdière (MCF), Cécile Vignal (MCF), Blandine Mortain (MCF), Pia Rius (ATER), Yoan Miot (Chargé d’études), Mathilde Pette (ATER)

Durée du projet : 01/01/2013 au 31/12/2015 (36 mois) (prolongé de 6 mois)

Résumé :

Ancienne cité de l’industrie textile, touchée de plein fouet par la crise de l’emploi industriel des années 1970 et plus récemment par la crise économique et financière de 2007, Roubaix est aujourd’hui un territoire marqué par la pauvreté et la désalarisation. Notre objet est d’analyser les conséquences de ces processus sur les classes populaires qui y résident.

Il s’agit de comprendre, à partir d’une analyse des pratiques, la recomposition des classes populaires sur ce territoire, comment au quotidien elles y vivent, s’organisent, résistent, en décloisonnant les apports de la sociologie du travail, de la famille, de l’éducation et de la ville. Assis sur une perspective historique étoffée (travail d’archives, analyse documentaire et statistique, organisation d’un séminaire de recherche sur Roubaix), le projet se décompose en plusieurs enquêtes de terrain de type ethnographique, qui sont autant d’entrées concrètes sur le travail, la famille et l’éducation, et dont le croisement doit permettre d’atteindre un niveau d’analyse générale et systémique. Résolument inscrit dans une perspective de comparaison internationale, il prévoit en outre un programme dense d’échanges avec des équipes menant des recherches analogues en Argentine et en Espagne, en vue d’établir des permanences et des principes de variation dans les processus de désalarisation et les
manières dont les classes populaires y font face.

Contact : Anne Bory

Programme SHS thématique 2010 : "Espace et territoires : les énigmes spatiales de la vie en société" en savoir+

Titre du projet : SpaceControl : Logiques et Dynamiques du contrôle socio-spacial des jeunes des classes populaires

Acronyme : SPACE CONTROL (ANR-10-ESVS-001-01)

Coordination du Projet MESHS-Clersé : Dominique Duprez (Clersé CNRS Lille 1)

Membres de l’équipe : Hélène Chéronnet (ENPJJ), Fabien Desage (CERAPS, Université Lille 2), Sébastien Delarre (Clersé, Université Lille 1), Valérie Sala Pala (Université Jean-Monnet, Cerapse),
François Bonnet (Université d’Amsterdam), Olivier Milhaud (Université paris IV Sorbonne), Joana Vargas (Université de Rio de Janeiro), Michel Misse (Université de Rio de Janeiro),
Frederico Couto Marinho (Université du Minas Gerais, CRISP), Géraldine Bugnon (Clersé, Université Lille1), Elise Yvorel (MESHS - Clersé), Vivian Ferreira Paes (Université Fédérale Rurale de Rio de Janeiro (UFRRJ))

Durée du projet : 42 mois (15/12/2010 - 14/06/2014)

Résumé :

Le projet intitulé “Logiques et dynamiques du contrôle socio-spatial des jeunes des classes populaires” présente une triple originalité vis-à-vis des travaux existants.

D’abord, il propose une alliance interdisciplinaire et internationale. Associant quatre disciplines (la sociologie, la géographie, la science politique et l’histoire), il bénéficiera de collaborations scientifiques établies avec des collègues brésiliens, et des spécialistes de la Belgique, des Pays-Bas, des Etats-Unis et du Canada, avec pour objectif une systématisation des approches comparatives.

Deuxièmement, ce programme de recherche vise à renouveler la description et l’analyse de la question sociale déclinée en deux volets complémentaires : la question urbaine et la question du processus pénal. Il entend, plus précisément, étudier les logiques et les mutations du contrôle social des classes populaires à travers les situations des adolescents en se focalisant sur les conditions et sur les modalités de leur gestion territoriale, d’une part en contexte urbain (ouvert), d’autre part en milieu institutionnel (fermé) et carcéral. Il s’agit d’engager une analyse de la question sociale en prenant appui sur deux espaces contrastés : la ville et ses quartiers stigmatisés d’une part, la prison et les lieux de placement pour jeunes d’autre part. Il s’agit d’interroger les problèmes contemporains de l’exclusion (sociale) et de l’enclavement (spatial) ainsi que les politiques publiques qui leur sont dédiées, dans deux configurations distinctes du point de vue de l’encadrement institutionnel : l’une définie par l’exercice d’une contrainte physique directe en milieu clos (la prison, les centres de placement pour mineurs), l’autre par des mécanismes de contrôle social plus indirects, plus diffus et plus fragmentés en milieu ouvert (la ville). Le projet de recherche entend également envisager la question de leurs « frontières » respectives et analyser les formes d’articulation de ces deux espaces.

Troisièmement, ce programme de recherche propose une combinaison inédite de plusieurs méthodes d’enquête en vue de créer des données quantitatives et qualitatives originales. Il fera appel à des observations directes (ethnographie urbaine et carcérale), des entretiens approfondis (pour partie dans une perspective de récit biographique), un croisement entre l’analyse documentaire et l’analyse statistique (constitution de corpus tirés du dépouillement de dossiers pénaux en France et au Brésil, d’une comparaison des flux de la justice des mineurs dans ces deux pays, de dossiers pénitentiaires individuels, l’analyse de plans architecturaux), au dépouillement des archives des institutions concernées par l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de rénovation urbaine à Bruxelles, Lille et Montréal. Il comporte également l’originalité de suivre un panel de jeunes qui seront interrogés à plusieurs reprises dans des espaces différents en fonction de leurs parcours judiciaire en France et au Brésil.

Les résultats attendus sont de trois ordres. Premièrement, la réalisation de publications dans des revues nationales et internationales de haut niveau scientifique, avec un effort particulier entrepris vis-à-vis de revues internationales, généralistes ou spécialisées dans la question urbaine ou pénale, sans oublier des médias de vulgarisation au-delà du champ scientifique. Deuxièmement, créer une synergie interdisciplinaire et internationale dans la recherche sur l’urbain et la déviance qui consoliderait l’investissement de l’équipe dans le Groupe européen de recherche sur les normativités (GERN, GDR-E CNRS). Troisièmement, renforcer les liens entre recherche et formation universitaire, via le Master 2 « Science politique et action publique » (spécialisation « politiques urbaines ») de l’université Lille 2, le nouveau Master « La ville : socio-anthropologie des espaces et des territoires » à l’université Lille 1 et la formation des cadres des personnels de la Protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ de Roubaix).

Contact : Dominique Duprez

Programme Jeunes chercheuses - jeunes chercheurs, Edition 2009

Titre du projet : La responsabilité sociale et environnementale des entreprises : transition institutionnelle ou retour du paternalisme ?

Acronyme : RSTI (ANR-09-JCJC-0132-01)

Coordination du projet  : Nicolas Postel, Clersé

Membres de l’équipe au Clersé : Bruno Boidin, Benoît Lengaigne, Richard Sobel et Sandrine Rousseau

Autres partenaires de l’équipe : Didier Cazal et Alain Desreumaux (LEM, UMR 8179, Université Lille 1), Didier Terrier (CAHLIST, Université deValenciennes), Pierre-Yves Verkindt (LEREDS, Université Lille 2), Isabelle Daugareilh (COMPTRASEC, UMR 5114, Université de Bordeaux)

Durée du projet : 01/10/2009 au 30/09/2012 (36 mois)

Résumé : La RSE représente, du point de vue de la régulation de nos sociétés occidentales et européennes, une rupture assez nette par rapport au mode précédent de régulation économique et social couramment désigné par l’expression "compromis social fordiste". Il s’agit en effet de requalifier les entreprises comme acteurs responsables de la régulation des rapports sociaux et environnementaux, autrefois gérés non par les entreprises, mais par les macro-acteurs du rapport salarial : Etat et partenaires sociaux. C’est à l’importance de ce tournant et au caractère pérenne de la forme de régulation "micro fondée" sous tendue par la RSE que nous entendons consacrer nos analyses. La démarche consiste plus précisément à interroger la RSE sous l’angle de la transition institutionnelle qu’elle représente. Cette notion pose trois questions saillantes : comment se représenter l’acteur économique ? Comment se représenter l’institution (et son rapport à l’action individuelle ou collective) ? Comment prendre en compte le temps de l’institution nécessairement doté d’une épaisseur historique ? Ce sujet nécessite un traitement pluridisciplinaire : la question de la régulation des rapports sociaux et du rapport à l’environnement au sein et grâce aux entreprises, implique en effet un regard empruntant aux différentes sciences du social que sont les sciences économiques, la sociologie, les sciences de gestion, l’histoire et le droit.

Contact : Nicolas Postel

Programme Changements environnementaux planétaires et sociétés (CEP&S Edition 2011) en savoir +

Titre du projet : Analyse de la résilience des nouvelles formes d’agricultures irriguées à partir des eaux souterraines du Maghreb

Acronyme : Groundwater Arena

Coordinateur du projet global : Marcel Kuper au GEAU-CIRAD

Coordination du Projet au Clersé : Olivier Petit

Autres participants du projet : LADYSS, CIRED, BRGM

Durée du projet : 48 mois (01/01/2012 - 31/12/2015) (prolongé 6 mois)

Résumé :

L’utilisation intensive des eaux souterraines (1000km3/an) a permis le développement d’une économie agricole dynamique et porteuse de richesse : la "groundwater economy". Cependant ce développement a de nombreuses conséquences environnementales : le tarissement des ressources souterraines, la dégradation de la qualité des eaux, la dégradation des sols et des milieux aquatiques. Ce projet de recherche analysera la vulnérabilité et les capacités d’adaptation de la "groundwater economy" qui représente un système socio-écologique où les dynamiques sociales et biophysiques sont intimement liées. L’objectif du projet est de développer une approche intégrée pour analyser la vulnérabilité et les capacités d’adaptation de la "groundwater economy" au Maghreb face aux changements environnementaux, économiques et sociaux.

Nous nous focaliserons sur trois territoires irrigués sur trois aquifères au Maghreb. Le projet analysera les facteurs perturbateurs qui peuvent impacter négativement les capacités des systèmes aquifères ainsi que les sociétés et les territoires dont la richesse dépend de ces ressources et les possibles adaptations aux changements globaux.

Contact : Olivier Petit

Programme franco-japonais en SHS "CHORUS" (Edition 2011) en savoir+

Titre du projet : Initiatives locales et exclusion des résidents étrangers. Comparaison France-Japon

Acronyme : ILERE

Coordinateur du projet global : Thierry Ribault, CR CNRS, Maison franco-japonaise UMIFRE 19, et Institut français de recherche sur le Japon contemporain USR 3331 CNRS Asie orientale

Coordination du Projet au Clersé : Florence Jany-Catrice, Professeur des Universités, Clersé UMR 8019

Durée du projet : 36 mois (2012 - 2014)

Résumé :

L’objet de ce projet de recherche est l’expérimentation menée par les citoyens, les associations et les autorités locales, de nouvelles initiatives concernant les résidents étrangers ou d’origine étrangère et visant à maintenir ou à repenser le lien social.

L’originalité de la méthodologie réside dans le croisement de trois champs de recherche souvent appréhendés de manière dissociée. Il s’agit en premier des recherches sur la santé sociale dont la construction d’indicateurs de cette santé sociale et, ensuite, des travaux relatifs à l’éthique du care, envisagée comme une approche de la réalité sociale en termes d’interdépendances et de relations ; c’est enfin les recherches sur politiques publiques visant à lutter contre l’exclusion ou la marginalisation des résidents étrangers et d’origine étrangère. Dans les trois cas de figure, le niveau local est le lieu privilégié, même s’il n’est pas le seul, des initiatives et des expériences.

L’objectif est donc triple. En premier lieu, il convient d’examiner comment les réflexions sur la santé sociale et sur le care peuvent prendre en compte le risque d’exclusion des résidents étrangers ou d’origine étrangère, et contribuer ainsi en retour à assurer leur participation à la définition d’un bien-vivre ensemble local. En second lieu, il est question d’identifier la reconfiguration des liens entre citoyenneté, nationalité et localité, et les droits qui en émergent, qu’ils soient civiques, sociaux ou politiques. Enfin, il sera mis en perspective les apports, mais aussi les limites éventuelles, d’une démocratie participative, et délibérative de co-construction, au bien-vivre ensemble, d’un ensemble dont sont membres les résidents étrangers.

Contact : Florence Jany-Catrice

Programme Villes durables, Edition 2010

Titre du projet  : Les stratégies d’adaptation des ménages et des entreprises face à la transition énergétique : une comparaison entre les métropoles de Lille et de Lyon

Acronyme : TRANS-ENERGY (ANR-2010-VILL-004-02)

Coordination du projet  : Nathalie Ortar (LET, UMR5593)

Membres de l’équipe au Clersé : Cécile Vignal (resp. scientifique), Blandine Mortain.

Autres partenaires de l’équipe  : Joël Messonnier (Chargé de recherche, CETE Nord Picardie) ainsi que quinze autres personnes composants les six partenaires du projet (LET, CLERSE, LTE, CETE Nord Picardie, Grand Lyon, LMCU).

Durée du projet : 30/12/2010 au 29/04/2014 (40 mois)

ANR interdisciplinaire (géographie, sociologie, anthropologie, économie, sciences de l’ingénieur et de l’environnement ).

Résumé :

Dans un contexte marqué par un changement de paradigme énergétique et environnemental, l’objectif du projet est d’apporter des connaissances sur les stratégies d’adaptation des ménages et des entreprises face à la transition énergétique et leur contribution à l’enjeu de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En se basant sur un travail comparatif mené sur les métropoles de Lille et de Lyon, ce projet s’articule autour de quatre volets complémentaires. Les chercheurs du Clersé impliqués dans ce projet interviendront dans le volet sur les choix résidentiels des ménages. L’objectif est de retracer les stratégies passées (et à venir) des ménages en matière de choix résidentiels, de pratiques de mobilité quotidienne, notamment de mobilités domicile-travail, et d’usages du logement face aux nouvelles contraintes énergétiques et environnementales.
Une enquête de terrain sera réalisée auprès de deux populations : des salariés grands navetteurs et des couples en accession à la propriété. Pour ces derniers il s’agira de suivre pendant huit à douze semaines des couples ayant un projet d’achat immobilier et de recueillir des entretiens semi-directifs répétitifs pour comprendre les processus de choix résidentiels, repérer à quel moment les contraintes de mobilités quotidiennes, les préoccupations énergétiques liées aux mobilités et au logement, les valeurs environnementales, sont évoquées par les ménages et dans quelle mesure ces critères orientent le choix résidentiel final. Nous mettrons à profit ce dispositif d’enquête pour analyser, plus fondamentalement, les ressorts du choix résidentiel où « faire famille » face aux contraintes économiques, professionnelles et environnementales.
Un ingénieur de recherche sera recruté par le Clersé pour une durée de 12 mois à compter de janvier 2012 ; il participera à la réalisation du travail d’enquête, aura en charge la retranscription des entretiens et contribuera à leur analyse.

Contact : Cécile Vignal

programme Ecotechnologies 2007

Titre du projet : Conception d’outils méthodologiques et d’évaluation pour l’écologie industrielle

Acronyme : COMETHE

Coordination générale du projet : OREE, Dimitri Coulon (Paris)

Coordination au Clersé  : Muriel Maillefert

Membres de l’équipe au Clersé : Muriel Maillefert, Guillaume Ouinas, Irène Adamides, et Cyril Decouzon.

Autres partenaires : OREE, Auxilia, CCI de Troyes et de l’Aube, Conseil général de l’Aube, Communauté de l’agglomération troyenne, Compagnie Nationale du Rhône, ECOPAL, EVEA, Systèmes durables, Université de Technologie de Troyes, Yprema.

Durée du projet : 26/02/2008 au 25/02/2011 (36 mois)

Résumé : L’écologie industrielle est une approche systémique de l’endogéneisation de la contrainte environnementale par les acteurs économiques, c’est pourquoi les parcs d’activités constituent un terrain d’expérimentation privilégié. Les synergies éco-industrielles permettent d’optimiser l’utilisation des ressources (énergie, matières premières, eau...) et de limiter l’impact environnemental des activités. Elles concernent la valorisation des déchets, la mutualisation de services, le partage d’équipements, la création d’activités d’interface, etc. Ceci suppose toutefois l’émergence d’une collaboration multipartenariale entre les parties prenantes. Les travaux s’appuieront sur l’expérimentation de projets d’écologie industrielle sur un panel varié de territoires pilotes pour concevoir un outil méthodologique capable d’appréhender la complexité des enjeux liés à la mise en oeuvre d’une démarche d’écologie industrielle sur un territoire donné. Cet outil d’aide à la décision est destiné aux gestionnaires de zones d’activités, aux industriels, aux acteurs publics dans le cadre de politiques locales de développement durable.

Contact : Muriel Maillefert

Site du projet COMETHE

Projet ANR – programme blanc 2007

Titre du projet : L’imaginaire urbain dans les régions ouvrières en reconversion : le bassin stéphanois et le bassin minier du Nord-Pas de Calais

Acronyme : L’Imaginaire Urbain

Coordination générale du projet : MODYS, Michel Rautenberg (Clermont Ferrand)

Coordination au Clersé : Licia Valladarès

Membres de l’équipe au Clersé : Hervé Glévarec, Bénédicte Lefèbvre, Jacques Lemière, Licia Valladarès

Autres partenaires : MODYS

Durée du projet : 12/11/2007 au 11/11/2010 (36 mois)

Résumé :

Cette recherche s’inscrit dans une réflexion plus large sur la construction des images de villes et des imaginaires sociaux d’une part ; sur la transformation des identités urbaines qui sont prises entre les mutations rapides consécutives aux enjeux transnationaux auxquels les villes sont aujourd’hui confrontées et des tensions sociales qui en découlent d’autre part. Ce projet vient compléter des recherches passées ou en cours conduites par plusieurs membres de l’équipe sur ces mêmes terrains (Saint-Étienne, Firminy, le bassin minier du Nord-Pas de Calais) ou sur d’autres terrains, eux aussi marqués par des mutations profondes (la Bulgarie, Clermont-Ferrand). La problématique des imaginaires urbains découle des limites et des conclusions auxquelles certains d’entre nous étaient parvenus dans leur étude du patrimoine ouvrier et urbain. On sait décrire les effets de la patrimonialisation sur l’économie, le tourisme, la réglementation et la valorisation politique, mais on constate que depuis une trentaine d’années, la création de patrimoine prend des proportions considérables pour des objets qui échappent à cette efficacité monétisable ou valorisable en terme de pouvoir. La production de patrimoine répond manifestement dans une large mesure à des fins essentiellement symboliques. C’est dans ce sens qu’on débouche sur la question des imaginaires.
Croisant nos expériences, il nous est apparu que la dimension comparative pouvait favoriser un approfondissement de nos démarches de recherche. Il existe de nombreuses voies pour analyser les imaginaires sociaux. Celle que nous privilégierons ici, sans qu’elle soit exclusive, est celle de l’action culturelle et artistique, dans la continuité de recherches en cours.

Contact : Licia Valladarès 

Projet ANR – programme SHS 2006 : Apprentissage, connaissances et sociétés savantes

Titre du projet  : La professionnalisation de l’université levier pour un changement de modèle universitaire ?

Acronyme : PROFSUP

Coordination générale du projet : Le Cerlis, Catherine Agulhon (Paris)

Coordination au Clersé  : Bernard Convert

Autres partenaires : CERLIS, IDEP, CERTOP, CERVL-CEREQ, CERE

Durée du projet : 22/01/2007 au 21/01/2010 (36mois)

Résumé :

L’objectif de ce programme de recherche est d’interroger la construction et la mise en œuvre de formation professionnalisée dans l’enseignement supérieur et en particulier dans l’université. Il portera plus précisément sur les différentes logiques qui président à la création de ces formations. Dans un contexte où l’Etat central fournit un cadre qui laisse aux acteurs locaux le soin de s’organiser, la question des modes de coordination entre acteurs publics et privés est décisive (P.D. Culpepper, 2002).
Au delà des procédures, la question posée est celle de l’existence d’une stratégie ou de plusieurs stratégies dans la construction de l’offre de formation. D’emblée on suppose que cette construction est le résultat de coordinations entre quatre catégories d’acteurs : les organismes de formation, les entreprises, l’Etat et les collectivités territoriales. Ces coordinations se diversifient selon un ensemble de variables : nature de la formation et de l’organisme qui en est porteur, comportement des demandeurs, caractéristiques des entreprises concernées par les qualifications des formés. Elles varient d’un territoire à l’autre, d’une structure à l’autre, en fonction des acteurs en présence et de la teneur de leurs relations.
Ce programme de recherche est construit autour de deux axes qui engagent un ensemble d’équipes – universitaires et du CNRS ainsi que le Céreq – relevant de domaines disciplinaires différents : sociologie, économie, science politique, sciences de l’éducation.
L’axe 1 repose sur une opération structurante de recherche visant à développer une approche comparative des modalités de construction de l’offre de formation professionnalisation dans 6 régions. L’axe 2 consiste en un séminaire de recherche européen élargissant la collaboration à d’autres partenaires.

Contact : Bernard Convert

Projets émergents 2017-2018 :

  • ECOREPU : Y-a-t-il une économie politique républicaine ?. Le projet repose sur le constat de l’absence de lien réciproque entre le programme républicain et l’économie politique, alors même que certains prônent aujourd’hui la nécessité d’une économie politique républicaine. Coordination : Thierry Demals (Clersé, UMR 8019)

Projets partenariaux 2016-2017 :

-EPISEX - Épistémologie de la sexualité - Penser et enquêter sur la sexualité. Coordination : Gwénola Ricordeau (Clersé, UMR 8019). Le projet EpiSex (février-juin 2017) comprend deux axes : (1) Séminaire « Épistémologie de la sexualité » ; (2) Journée d’études « Discipliner le sexuel ».

  • AXE 1 : Séminaire « Épistémologie de la sexualité  » : Les six séances du séminaire « Épistémologie de la sexualité » visent, tout en faisant le point sur l’état de la recherche, à traiter et à confronter les polémiques scientifiques qui traversent et structurent les approches disciplinaires des sexualités.
  • AXE 2 : JE « Discipliner le sexuel  », juin 2017 (Lille). La journée d’études « Discipliner le sexuel » met les considérations épistémologiques (mais aussi méthodologiques) de l’axe 1 et la confrontation des points de vue disciplinaires sur le sexuel à l’épreuve de terrains spécifiques donnant à voir des manières diverses dont le sexuel peut être discipliné.

 Projets partenariaux 2015-2016 : www.meshs.fr/page/discorps_ii....2015

  • DISCORPS II - Les disciplines du corps (acte 2). Ce que qu’incorporer veut dire. Coordination : Sébastien Fleuriel (Clersé, UMR 8019), Stéphan Mierzejewski (Recifes, EA 4520), Manuel Schotté (CERAPS, UMR 8026)

 Projets partenariaux 2014 - 2015 :

  • Les disciplines corporelles. Coordination : Sébastien Fleuriel (Clersé, UMR 8019), Stéphan Mierzejewski (Recifes, EA 4520), Manuel Schotté (CERAPS, UMR 8026)

 Projets partenariaux 2013-2014 :

  • Darwinisme et sciences humaines et sociales. Coordination : Gilles Denis (STL, UMR 8163) et Annette Disselkamp (CLERSÉ, UMR 8019)
  • Images/sons et sciences sociales. Coordination : Jacques Lemière (CLERSÉ, UMR 8019)
  • L’idée de guérison et de rétablissement en santé mentale : approches croisées des controverses et des vécus expérientiels. Coordination : Catherine Dechamp-Leroux (CLERSÉ, UMR 8019)
  • Entreprises, démocratie et sociétés. Coordination : Richard Sobel (CLERSÉ, UMR 8019) et Didier Cazal (LEM, UMR 8179)
  • Quelle(s) connaissance(s) pour l’"Europe de la connaissance" ?.
  • Bernard Convert (CLERSÉ, UMR 8019) et Thomas Dumet (CIREL, EA 4354)

 Projet partenarial ADA 2013-2014:

  • L’argumentation statistique à l’heure du doute. Construction, usages et limites. Béatrice Touchelay (IRHiS, université Lille 3) et Florence Jany-Catrice (CLERSÉ, université Lille 1)

 Projets émergents 2013-2014:

  • Vulnérabilité et protection humaine à Fukushima. Coordination : Thierry Ribault (CLERSÉ, UMR 8019)

 Projets partenariaux 2012-2013:

  • Journées interdisciplinaires sur le développement durable (JIDD) Coordination : Olivier Petit (CLERSÉ, UMR 8019)
  • Penser l’État à partir de Bourdieu : perspectives interdisciplinaires Coordination : Fabien Éloire (CLERSÉ, UMR 8019), Isabelle Bruno (CERAPS, UMR 8026) et Bruno Ambroise (CURAPP-ESS, UMR 7319)

 Projets partenariaux ADA 2012-2013:

  • Du paysage image à l’image paysage. Concepts et méthodes appliqués à l’analyse participative des paysages Coordination : Hélène Melin (CLERSÉ, université Lille 1), Eric Masson (TVES, université Lille 1)
  • Les indicateurs de richesse enrichissent-ils la réflexion ? Coordination : Florence Jany-Catrice (CLERSÉ, université Lille 1), Paul Cary (Ceries, université Lille 3), Frédéric Dumont (TVES, université Lille 1)

 Projets émergents 2012-2013 :

  • Statistiques et démocratie dans le monde industrialisé et ses périphéries XVIIIe- XXIe siècles - Approche économique, historique et socio-politique Coordination : Béatrice Touchelay (IRHiS, UMR 8529) et Florence Jany-Catrice (CLERSÉ, UMR 8019)

 MESHS - CPER 2011/2013 :

  • RIPARIA - Conserver les Riparia grâce aux services écosystémiques transfrontaliers qu’ils délivrent : une analyse de la formation des régimes internationaux de l’eau douce. Coordination Clersé  : O. Petit

 Projets partenariaux 2011-2012 :

  • Journées interdisciplinaires sur le développement durable (le SIDD). Coordination Clersé  : O. Petit
  • Performativité et pouvoir symbolique : quand l’économie fait société. Coordination Clersé  : R. Sobel

 Projets émergents 2011-2012 :

  • Recomposition des formes de solidarité et de résistance en temps de crise. Une comparaison entre trois territoires populaires de Roubaix, Madrid et Buenos Aires. Coordination Clersé  : A. Bory
  • Stratégies d’innovation des firmes face aux contraintes environnementales. Vers un développement de trajectoires croisées dans le cadre du paradigme éco-technologique. Coordination Clersé  : B. Laperche
  • La théorie du consommateur sous l’influence de la psychologie. Enjeux historiques, épistémologiques et analytiques. Coordination Clersé  : J.-S. Lenfant
  • Vers une durabilité des services et des territoires. Coordination Clersé  : C. Merlin-Brogniart et A. Hyard
  • Valeurs et éthique des ingénieurs en Francophonie. Eléments pour un projet comparatif (Belgique, France, Québec, Suisse) Coordination Clersé  : C. Talin

 Projets partenariaux 2010-2011 :

  • Journées interdisciplinaires sur le développement durable (le SIDD). Coordination Clersé  : B. Zuindeau
  • Encadrer ceux qui travaillent avec des populations vulnérables : nouvelles contraintes, nouveaux défis. Coordination Clersé  : H. Chéronnet
  • Séminaire interdisciplinaire "Créativité, réseaux d’innovation et développement territorial" Coordonné par Christine Liefooghe (TVES - Lille1) et Abdelillah Hamdouch (Clersé - Lille 1)

 Projets partenariaux 2009-2010 :

 MESHS - CPER 2009-2010 :

  • SPACECONTROL - La ville et la prison, entre inclusion et exclusion. Coordination Clersé  : D. Duprez
  • RSSTT - Rapports sociaux de sexe, travail et transition. Coordination  : G. Cresson ( Clersé ) et N. Coulon (URECA)
  • CHRISTIANA - De l’urbanisme au développement. Participation de B. Duriez (Clersé), coordination M. Prévost (TVES, Lille1)

 Projets émergents 2008-2009 :

  • Benchmarking : histoire et usages d’un dispositif de gouvernement par les nombres :participation de F. Jany-Catrice (Clersé), coordination I. Bruno (CERAPS)
  • Japon : des jeunes en émergence. Coordination Clersé , Th. Ribault
  • RSE, La responsabilité sociale de l’entreprise : quel potentiel régulatoire ? Coordination Clersé , N. Postel
  • HANDICAP, Encadrement et autonomisation des publics vulnérables : Coordination Clersé , P. Roquet

 Projets partenariaux 2008-2009 :

  • L’ARS (Agence régionale de santé) et la recomposition des politiques et des pratiques de santé. Coordination Clersé , G. Cresson
  • Séminaire « Rapports sociaux de sexe ». Organisé par G. Cresson ( Clersé ) et L. Broze (Equippe)
  • Séminaire interdisciplinaire « Créativité, réseaux d’innovation et développement territorial », participation de C. Comet (Clersé) et A. Hamdouch (Clersé) ; Coordination : C. Liefooghe (TVES, Lille1)
  • Séminaire de lecture institutionnaliste : « L’institutionnalisme, fondement paradigmatique des sciences sociales ? » ; Coordination R. Sobel ( Clersé ) et D. Martuccelli (GRACC)
  • Séminaire interdisciplinaire sur le développement durable (le SIDD). Coordination Clersé  : B. Zuindeau

AAP ESPE 2017 projets de recherche

Titre du projet : Parcours scolaires de réussite « en contexte » des élèves de milieux populaires

Participants du Clersé : Coord. Sébastien Jakubowski (Pr. sociologie, Espe LNF), Brigitte Montfroy (MCF sociologie, Espe LNF)

Autre participant : Catherine Barthon (Laboratoire Discontinuités à l’Université d’Artois)

Durée du projet : 2017

Résumé :

Ce projet constitue la suite d’une recherche en cours, entamée en 2015, qui a pour objet l’analyse des parcours de réussite scolaire des élèves issus de milieux populaires et des dispositifs scolaires - institutionnels et/ou pédagogiques - ayant favorisé cette réussite. L’originalité de ce projet est double : elle est d’une part, de s’intéresser aux parcours de réussite scolaires des élèves d’origine populaire, et non pas à leurs difficultés, et d’autre part d’appréhender la réussite scolaire "en contexte" intégrant dans l’analyse les dimensions spatiale, territoriale et institutionnelle des parcours des élèves, dimensions peu prises en compte généralement dans l’analyse des inégalités scolaires.

Contact au Clersé : Sébastien Jakubowski

AAP CNRS MASTODONS 2017 "Les Big Data en recherche"

Titre du projet : Système multi-agents pour l’analyse statistique et économétrique de données massives.

Acronyme : MAS4DATA

Coordination : Maxime Morge (MCF, Crystal UMR 9189, Université Lille 1)

Participants du Clersé : Virginie Delsart (MCF économie), Nicolas Vaneecloo (Pr. économie)

Durée du projet : 2017

Résumé :en savoir +

Ce projet adopte une approche interdisciplinaire associant sciences informatiques et économie pour identifier :

  • les défis liés à la gestion de données, incluant les calculs sur des données massives et le parallélisme orienté données ;
  • les défis liés à la production de connaissances incluant l’extraction d’information et les requêtes complexes sur les données massives

Contact au Clersé : Virginie Delsart

Marché Public avec le département du Nord : notification 2016502001

Enquête par entretiens concernant l’expérimentation de l’externalisation de l’entretien général dans les collèges du Nord

Coordination du projet  : François-Xavier Devetter
Autres participants au Clersé : Placide Abasabanye et Odile Steinauer
Durée : 8 mois (19 déc. 2016 à au 18 août 2017)
Résumé : Actuellement l’entretien des collèges est dans sa très grande majorité effectuée par du personnel ouvrier et agent de service de la fonction publique. Le conseil départemental envisage de confier une partie de ces tâches à des sociétés prestataires. L’objectif de la présente étude est de décrire et d’analyser les enjeux de ce processus à partir du cas de 16 sites expérimentaux.

Contact au Clersé : François-Xavier Devetter

APPEL A PROJETS NEEDS du CNRS (Nucléaire, Energie, Environnement, Déchets et Société) - AAP 2016

Titre du projet : "Dispositifs d’Autogestion et de Cogestion de la Catastrophe : Organisation, Responsabilisation, Démocratie - Cogestion des Risques et Risques de la Cogestion"
Acronyme du projet : DACCORD-CORICO
Coordination du projet : Thierry Ribault (Clersé)
Partenaires :
Cette recherche interdisciplinaire sera menée par une équipe internationale dans le cadre du laboratoire international associé « Protection humaine et réponses au désastre » (InSHS, CNRS), piloté par le CLERSÉ (Lille) et la Maison franco-japonaise (UMIFRE 19-CNRS, Tokyo), en partenariat avec des laboratoires de recherches sur la transformation de l’État (CRESPPA, Paris), la sécurité humaine et la justice globale (univ. Doshisha, Kyoto), l’histoire des sciences (Univ. Maryland, USA), en santé et environnement (Univ. Fukushima, Univ. Okayama, Univ. Eastern Finland, ÉSÉ-Orsay) et en physique (CSNSM-IN2P3-Orsay).

  • Clersé : Thierry Ribault (CR CNRS économiste, coordinateur du projet NEEDS et directeur du LIA "Protection humaine et réponses au désastre") et Elisabeth Weinberg de Touchet (MCF, Histoire industrielle du Japon)
  • CRESPA (Paris)/UMIFRE 19USR 3331 Tokyo : Thomas Brisson (MCF, science politique=
  • Cécile Asanuma-Brice (postdoctorante, chercheuse associée à l’UMIFRE 19 et au CLERSE, Sociologie urbaine au Japon/Politiques de logement)
  • CSNSM-IN2P3 (Orsay) : DR CNRS Emérite, Harry Bernas (DR CNRS émérite, physique) et Anders Moller (DR CNRS, biologie)
  • Université Doshisha (Graduate school of global studies, Kyoto) : Anne Gonon (professeur en Sociologie, sécurité humaine et vulnérabilité en situation de catastrophe) et Moeko Minagawa (post-doctorante, science politique)
  • Université Fukushima (Faculty of Symbiotic Systems Science, Environmental Planning) : Shinobu Goto (co-production citoyenne des savoirs. Sciences environnementales)
  • Université Okayama (Dpt Human ecology) :Toshihide Tsuda (professeur d’épidémiologie, épidémiologie et sciences de l’environnement)
  • Université Eastern Finland (Dpt Environmental science) : Keith Baverstock (professeur, ancien responsable du Radiation Protection Programme à l’OMS-Europe. Radiobiologie)
  • Université Maryland (History Dpt, USA) : Kate Brown (professeur, histoire des sciences )

Financement : Mission pour l’interdisciplinarité - CNRS

Durée du projet : 2016 - 2017 (24 mois)

Résumé :

Le projet s’inscrit dans le prolongement de nos travaux portant sur les dispositifs de cogestion « citoyenne » de la catastrophe nucléaire de Fukushima, ayant reçu un soutien dans le cadre du programme NEEDS-CNRS en 2014 et 2015. Nous proposons, tout en approfondissant la compréhension de la manière dont la protection vis-à-vis de la menace radiologique est co-construite, de mettre l’accent sur le rôle des initiatives « citoyennes » cogestionnaires des dégâts dans la production et la circulation de la connaissance relative à la situation de contamination radioactive. A travers l’étude de la nature et du rôle de l’information et du savoir dans la gestion de l’accident nucléaire de Fukushima, nous entendons contribuer à mettre au jour l’articulation critique entre la production de connaissance et la protection humaine.
Contact : Thierry Ribault

CNRS - PEPS interdisciplinaire 2015 : MoMIS 2015 – Modèles mathématiques et Interactions Sociales

Titre du projet : Dynamiques de groupe au sein de réseaux sociaux numériques et spontanés
Acronyme : DG-RSN

Coordination du projet  : Yann Secq (CRIStAL UMR 9189, Université Lille 1)
Composition de l’équipe scientifique :

  • CRIStAL UMR9189- équipe SMAC (Systèmes multi-agents et comportements) , Lille 1 : Yann Secq (MCF), Antoine Nongaillard (MCF) et Maxime Morge (MCF)
  • Clersé UMR 8019, Lille 1 : Sébastien Delarre (MCF), Fabien Eloire (MCF)
  • PUDL, Lille1 Financement : CNRS - PEPS interdisciplinaire 2015 Durée du projet : 2015 Résumé :

La problématique principale porte sur l’impact des dynamiques de rétroaction entre réseaux sociaux médiatisés par
l’outil informatique (Facebook, twiter, instagram, ...) et réseaux sociaux spontanés (dans le contexte professionnel ou
personnel) sur l’émergence de dynamiques de groupe au sein de collectifs de grande taille (une à plusieurs centaines
d’individus).

Contact au Clersé : Fabien Eloire

Fondation Abbé Pierre

Titre du projet : « Favoriser l’accès et le maintien dans le logement des personnes placées sous main de justice »
Coordination du projet  : Gilles Chantraine (Clersé)
Financement : Fondation Abbé Pierre
Durée du projet : 15/03/2016 au 23/12/2016
Résumé :

A différents titres, la Fondation Abbé Pierre est concernée par la problématique de l’accès au logement des sortants d’institutions (ASE, hôpital, prison, etc).
Si les études sociologiques sur l’univers carcéral se sont considérablement développées en France ces deux dernières années, il est tout à fait frappant de constater le nombre très faible de recherches portant sur la sortie de prison. Cette absence est pour le moins paradoxale, puisque dès lors que la prison est censée "réinsérer" les personnes qui y sont recluses, il apparaît incontournable de s’intéresser à "l’après" prison et notamment aux questions propres à l’accès au logement.
L’étude se focalisera tout particulièrement sur la région Nord-Pas de Calais, mais développera également ses investigations aux régions Rhônes-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), afin d’évaluer les similitudes et les divergences fondamentales entre les différentes territoriales.

Contact : Gilles Chantraine

Appel à projets de recherche de la DARES 2014 - APR "Les conditions de travail dans la crise : post-enquêtes et exploitations secondaires"

Titre du projet : Les salariés du secteur associatif : des conditions de travail et des relations de service spécifiques ?

Coordination du projet  : François-Xavier Devetter (Clersé UMR 8019)

Composition de l’équipe scientifique : François-Xavier Devetter (Clersé, MCF-HDR, économiste), Franck Bailly (CREAM, MCF, économiste), Amandine Barrois (Clersé, Doctorante, économiste), Anne Bory (Clersé, MCF, Sociologue), Karine Chapelle (CREAM, MCF, économiste), Annie Dussuet (CENS, MCF-HDR, Sociologue), Alexandre Léné (Clersé, MCF, économiste), Laura Nirello (LEMNA, Doctorante, économiste), Lionel Prouteau (LEMNA, MCF, Honoraire, économiste), Emmanuelle Puissant (CREG, MCF, économiste).

Appui ponctuel de collèges du Clersé et du Lest : Sylvie Célerier (Clersé, Pr, sociologue), Florence Jany-Catrice (Clersé, Pr, économiste), Francesca Petrella (LEST, MCF, économiste), Nadine Richez-Battesti (LEST, MCF-HDR, économiste).

Financement : DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) au Ministère du travail, de l’emploi et du dialogue social

Durée du projet : (26 mois)

Résumé :

La première hypothèse repose sur le constat (partiel et à approfondir) que les conditions de travail et d’emploi des salariés du secteur associatif (1,4 millions personnes soit 8 % de l’emploi salarié) se distinguent de celles des sphères publiques et marchandes.

La seconde hypothèse postule l’existence de relations d’emploi et de service spécifiques au secteur associatif : les politiques de GRH, la gestion des relations de contact direct avec les usagers, bénéficiaires ou clients ou encore l’usage de dispositifs de formation et de reconnaissance des compétences pourraient distinguer les employeurs associatifs des autres employeurs.

Ce projet envisage de s’appuyer sur deux méthodologies complémentaires :

  • des travaux quantitatifs : statistiques descriptives et analyses économétriques ;
  • des travaux qualitatifs sur la base d’entretiens auprès des salariés et d’employeurs de deux à trois secteurs spécifiques (dont le secteur social et médico-social).

Pour cette recherche, deux objectifs principaux peuvent être distingués :

  • le premier vise à combler le déficit de connaissance sur un champ important et croissant de l’emploi salarié,
  • le second porte plus spécifiquement sur les liens entre les relations de service propres au monde associatif (notamment avec des publics fragiles ou en détresse) d’une part et la perception des pénibilités et la reconnaissance du travail de l’autre.

Contact : François-Xavier Devetter

ONED - Appel d’offres ouvert 2014

Titre du projet : Enfants confiés à un proche dans le cadre de la Protection de l’Enfance.

Coordination du projet  : Bernadette Tillard (Clersé UMR 8019)

Composition de l’équipe scientifique au Clersé : Bernadette Tillard , Blandine Mortain, Lucy Marquet et Sarah Mosca

Financement : ONED (Observatoire National de l’Enfance en Danger)

Durée du projet : (18 mois) 21 novembre 2014 à 20 mai 2016

Résumé :

Ce projet de recherche porte sur un dispositif spécifique de placement d’enfants : l’accueil chez un proche, membre de la famille élargie ou de l’entourage. Nous centrerons notre étude sur les enfants confiés à un « tiers digne de confiance », situation officialisée par un magistrat. Ce placement constitue un objet particulièrement pertinent pour interroger les équilibres institutionnels entre famille, justice, conseil général et association assurant le travail social d’accompagnement des mesures.
Nous privilégions une approche qualitative, pour les études de 15 situations familiales (entretiens auprès du magistrat, de l’éducateur, de l’enfant, du/des parent(s) et du tiers). L’étude sera menée auprès d’un service d’AEMO du département du Nord.
Nous chercherons également à apprécier d’un point de vue quantitatif ce que représente ce dispositif (TDC+AEMO) par rapport à l’ensemble des placements chez un tiers et par extension, par rapport à l’ensemble des placements, en travaillant en collaboration avec les Conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais.

Contact : Bernadette Tillard

APPEL A PROJETS NEEDS du CNRS (Nucléaire, Energie, Environnement, Déchets et Société) - Projet fédérateur NEEDS-Nucléaire, Risques et Société AAP 2014  :

Titre du projet : Dispositifs d’Autogestion et de Cogestion de la Catastrophe : Organisation, Responsabilisation, Démocratie (DACCORD) - Cogestion des dégâts de la catastrophe après l’accident nucléaire de Fukushima.
Coordination du projet : Thierry Ribault (Clersé)
Autres chercheurs et établissements impliqués dans le projet : Florence Jany-Catrice (Clersé, Prof économie), Cécile Asanuma-Brice (cherch. assoc. CLERSE, géographie urbaine CRESPPA - UMR 7217), Thomas Brisson (MdC, sciences du politique), l’Université de Doshisha à Kyoto, l’Université de Fukushima.

Financement : Mission pour l’interdisciplinarité - CNRS
Durée du projet : 2014-2015
Résumé  :

La recherche dont nous demandons le soutien dans le cadre de NEEDS s’inscrit dans le prolongement de nos travaux sur la vulnérabilité et la protection humaine à Fukushima, et d’une première exploration des formes d’organisation et de mobilisation citoyennes « horizontales » face au désastre. Ce premier volet, engagé dès 2011, a reçu le soutien de NEEDS en 2012. Nous souhaitons ouvrir en 2014 un nouveau chantier de recherche en utilisant les résultats, ressources et contacts de terrain acquis précédemment afin d’examiner les dispositifs de cogestion « citoyenne » de la catastrophe, souvent érigés en modèle ou laboratoire de la « participation démocratique ».

Au plus près des pratiques, nous proposons dans ce projet : de décrire et d’analyser ces mécanismes de cogestion et d’autogestion ; de mener un travail conceptuel autant qu’empirique sur l’empowerment, la « responsabilisation » et la « culture pratique radiologique » ; de déceler parmi ces mécanismes ceux qui procèdent d’une démocratisation effective et de l’intelligence collective, et ceux qui relèvent d’une banalisation voire d’un déni du risque. Cette recherche interdisciplinaire sera menée par une équipe franco-japonaise dans le cadre du laboratoire international associé « Protection humaine et réponses au désastre » (InSHS, CNRS), piloté par le CLERSÉ (Lille) et la Maison franco-japonaise (UMIFRE 19-CNRS, Tokyo), en partenariat avec des laboratoires de recherches sur la transformation de l’État (CRESPPA, Paris), la sécurité humaine et la justice globale (université Doshisha, Kyoto), en santé et environnement (FURE, Fukushima), en informatique (JFLI-CNRS, Tokyo).

Contact : Thierry Ribault

Appel à projets "Systèmes agricoles et environnement en Nord-Pas de Calais" Conseil régional Nord-Pas de Calais (2012)

Titre du projet : ARENE - Programme pour une "Agriculture Régionale Encourageant les Nouveaux Emplois"

Coordination du projet : Florence Jany-Catrice (Clersé)

Autres membres du Clersé participants au projet : Ornella Boutry et Benoît Lallau

Autres partenaires du projet : Association Extra Muros et Association Terre d’Opale

Financement : Conseil régional Nord-Pas de Calais
Durée du projet : 7/11/2013 – 6/11/2015
Résumé  :

Les diverses crises économique, financière, sociale et écologique que traversent les sociétés invitent à ce que les territoires s’emparent de la question de la transition. Si les leviers d’un autre développement sont possibles, il faut pouvoir dessiner les voies à emprunter pour engager les sociétés dans une direction plus soutenable. Le projet de recherche se situe donc sur la question de la transition (voir Coutrot, Flacher, Méda, 2011). Sans épuiser l’ensemble de la question, l’agriculture nous semble, dans une région marquée à la fois par une grande tradition agricole et par la question sociale du chômage, centrale.

La question centrale est la suivante. Quelles sont les conséquences de ces voies de transition vers des sociétés plus soutenables en termes d’emploi ?

Dans un souci d’approfondissement des travaux de l’équipe, nous proposons de circonscrire la recherche à l’étude des emplois (actuels à ou venir) et des compétences dans 3 secteurs que sont l’agriculture, l’environnement et le développement des territoires.

Ce travail sera mené à partir d’une analyse prospective sur les volumes d’emploi qui pourraient être créés si la production agricole était plus durable (J. Gadrey a, dans son ouvrage « Adieu à la croissance. Bien vivre dans un monde solidaire » (2010) suggéré des pistes de création d’emploi si la voie de la production agricole durable était empruntée). Le projet vise aussi, de manière plus qualitative à estimer les compétences et le type d’emploi nécessaire pour assurer le développement de circuits courts et systèmes alimentaires de proximité.

Contact : Florence Jany-Catrice

Appel à projets post-doctoral "Soutien à la recherche sur la perte d’autonomie" - Allocation post-doctorale financée par le Conseil Général du Nord

Titre du projet : Déterminants sociaux, parcours de vie et de soins en situation de perte d’autonomie

Responsable  : Catherine Déchamp-Le Roux
Post-Doctorant  : Damien Cassan
Durée du projet :01/11/2013-30/09/2015
Résumé :

Les maladies neuro-dégénératives n’ont pas les mêmes conséquences sur les individus et leur famille. Le parcours de vie (la biographie) et de soins, les ressources sociales, familiales (l’aidant) et économiques sont des facteurs de différentiation sociale qu’il faudra mettre en évidence. La population d’étude (30 individus en situation de maintien à domicile) sera sélectionnée après une enquête de terrain en veillant à diversifier les milieux sociaux.

On fait l’hypothèse que les inégalités sociales s’aggravent dans ces situations de grande fragilité sur le plan de la santé, sur le plan économique et sur le plan du lien social. On s’attachera à comprendre, en particulier le rôle joué par l’offre de soins et de services à domicile. Il s’agira de comprendre comment et dans quelles conditions est préservé ou non une vie sociale pour le patient et son aidant. Le risque d’exclusion sociale sera identifié.

Cette recherche est qualitative, interactionniste et compréhensive. La durée de la recherche est de deux ans à plein temps.

Contact : Catherine Déchamp Le Roux

Appel à projets du Programme Chercheurs Citoyens du Conseil régional Nord-Pas de Calais (2012)  : résultats

Titre du projet : L’habitat participatif, essor de nouvelles formes de rapport à la ville ?

Coordination du projet  : Abdelhafid Hammouche (Clersé)

Membres du Clersé participants au projet  : Jeoffrey Magnier (doctorant)

Autres partenaires du projet  : Association ECO HABITAT GROUPE et CETE Nord Picardie

Financement  : Conseil régional Nord-Pas de Calais

Durée du projet : (36 mois) 01/09/2013-31/08/2016

Résumé :

L’habitat participatif est en plein essor depuis 2-3 ans.

Le projet de recherche entend observer et comprendre ce phénomène. Le CLERSE est un laboratoire de recherche qui travaille notamment sur la sociologie des espaces urbains. A travers le programme « villes, normes et institutions », il mobilise trois niveaux d’analyse : les politiques publiques, les organisations, et les individus dans leur trajectoire biographique, pour étudier les mutations des quartiers populaires. Les travaux menés sur les projets d’habitat participatifs dans ces quartiers bénéficieront donc de la méthodologie développée et des résultats obtenus, et contribueront en retour à enrichir cette approche.

Outre ces travaux scientifiques, le projet de recherche intègre deux autres contributions : celle de l’association Eco Habitat Groupé et celle du CETE Nord-Picardie. Eco Habitat Groupé est une association nationale, issue de Mouvement pour l’Habitat Groupé Autogéré, fondé en 1977. Elle bénéficie donc d’une expérience de plus de 30 ans, acquise par plusieurs dizaines de groupes d’habitants, dans ce domaine. Sa future agence régionale en Nord-Pas-de-Calais, en cours de constitution, participera au projet de recherche, pour contribuer à orienter la problématique et enrichir les résultats à partir de son expérience.Le CETE Nord Picardie (bureau d’études public, service du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie) contribuera également au projet de recherche en mobilisant ses experts du pôle de compétences et d’innovation « montages complexes de projets contractuels » pour analyser les montages juridiques et financiers des projets. Il pourra également mener une étude évaluative de la réglementation actuelle, et proposer son évolution pour améliorer l’efficacité des politiques publiques.

Le projet de recherche entend étudier plus précisément les groupes qui se constitueront en réponse à l’appel à projet d’habitat participatif de la Ville de Lille. Les équipes candidates seront retenues à l’été 2012, et leurs projets pourront donc être étudiés en temps réel, au fil de leur élaboration. Les travaux de recherche ne se limiteront pas à ces sites, car il sera certainement nécessaire d’établir des comparaisons avec d’autres projets.

Contact : Abdelhafid Hammouche

Appel à projets du Programme Chercheurs Citoyens du Conseil régional Nord-Pas de Calais  :

Titre du projet : Les héritier-es de la classe ouvrière des mines et des immigrations dans le bassin minier. Entre trajectoire personnelle et
familiale et rapports sociaux de classe, de sexe et de « race ».

Coordination du projet  : P.H.A.R.E pour l’Egalité
Membres du Clersé participants au projet  : José Caldéron, Geneviève Cresson, Séverin Muller
Financement : Conseil régional Nord-Pas de Calais
Durée du projet : (36 mois) 2013 - 2015
Résumé :

Les membres de l’association Ch’faid (tous-tes de familles de mineurs et issu-e-s de l’immigration algérienne) ont ressenti le besoin de comprendre leur situation et d’élaborer des pistes d’explications des causes de leur problèmes qui sont des freins à la citoyenneté, au bienvivre et au bien-être chez soi, mais aussi des évolutions de la société française et des mondes populaires. Le constat était fait d’un besoin d’aller plus loin en disposant des moyens (scientifiques et financiers) à hauteur des questionnements et des enjeux permettant de retisser le fil d’une histoire liant plusieurs générations. Ch’faid et l’équipe de sociologues de P.H.A.R.E. pour l’Egalité (Saïd Bouamama, Jessy Cormont, Yvon Fotia, Joackim Rebecca) ont entrepris ensemble de réaliser une action-recherche ancrée dans une démarche d’auto-éducation populaire. En associant des chercheurs eux-mêmes héritiers de la classe ouvrières des mines et des immigrations (algérienne, polonaise, italienne), cette recherche revendique à la fois une posture scientifique et un point de vue situé dans laquelle les citoyen-nes seront mis en situation de pratiquer l’enquête sociologique et dans laquelle les chercheurs seront « objets de la recherche » puisqu’une partie de l’enquête portera sur les histoires personnelles et familiales des sociologues.

L’action-recherche est réalisée avec et par les membres de l’association Ch’faid de Libercourt et dirigée scientifiquement par l’équipe de sociologues de P.H.A.R.E. pour l’Egalité.

Contacts : P.H.A.R.E. pour l’Egalité : Jessy CORMONT ; Clersé : Séverin Muller

Convention de recherche avec le CCOMS-EPSM Lille Métropole :

Titre du projet : Recherche évaluative qualitative du programme « Médiateurs de santé-pairs »

Coordination du projet  : Lise Demailly et Catherine Déchamp-Le Roux

Autres membres du Clersé participants au projet  : Damien Cassan , Claire Belart, Jérémie Soulé

Autres partenaires du projet : le CCOMS-EPSM Lille Métropole avec Jean-Luc Roeland, Florentina Raphael, Massimo Marsili et Guillaume François ;
Nadia Garnoussi (Céries-ULille3) ; Olivier Dembinski (UTBM) et Cyril Farnarier(CNE)

Financement : Direction Générale de la Santé (DGS) - Ministère des
affaires sociales et de la santé

Durée du projet : 17/09/2012-15/03/2015

Résumé :

Il s’agit d’étudier la mise en place d’un programme expérimental de l’embauche d’ex-usagers de la psychiatrie dans des services de psychiatrie publique comme partenaires de l’équipe soignante. Les objectifs spécifiques sont d’évaluer l’impact de ces nouveaux professionnels de santé sur les usagers des services de psychiatrie, sur les représentations des équipes de soignants et sur le système de la psychiatrie publique.

Contact : Lise Demailly

Appel à projets Biodiversité du Conseil régional Nord-Pas de Calais : en savoir+

Titre du projet : SESEEP : Les services écosystémiques du parc naturel régional Scarpe-Escaut. Intérêts d’une évaluation et démarche prospective
Coordination globale du projet  : Bruno Maresca (Centre de Recherches pour l’Etude et l’Observation des Conditions de vie) - courriel : maresca@credoc.fr
Coordination du projet MESHS-Clersé  : Olivier Petit (Université d’Artois)
Autres Partenaires du projet :

  • Laboratoire conservation des espèces, Restauration et Suivi des Populations (CERSP) du Muséum national d’histoire naturelle
  • Laboratoire Territoires, Villes, Environnement et Société (TVES) de Lille 1
  • Parc naturel régional Scarpe-Escaut Financement : Conseil régional Nord-Pas de Calais Durée du projet : (36 mois) Résumé :

L’approche mise en oeuvre dans le Millennium Ecosystem Assessment vise à identifier et mesurer la contribution des écosystèmes dans la satisfaction des besoins socio-économiques. Il fournit aux décideurs publics et privés des outils pour procéder à des arbitrages entre plusieurs modes d’exploitation des écosystèmes.

Le projet SESEEP propose une démarche évaluative et prospective qui consiste à :

 calculer les indicateurs de biodiversité, spécifier et quantifier les services rendus par les écosystèmes en fonction de l’état de la biodiversité et des besoins humains,

 construire une réflexion prospective (occupation du territoire et fonctionnement socio-économique) pour envisager des actions d’amélioration de la conservation de la biodiversité.

Pour l’évaluation des services, le programme porte sur :

  • le calcul d’indicateurs de biodiversité taxonomique, phylogénétique et fonctionnelle,
  • la conception d’indicateurs de mesure quantitative des services écosystémiques préalablement décrits,
  • une approche paysagère.

Pour l’élaboration de scénarios prospectifs, le programme prévoit d’identifier

  • des éléments ayant un impact sur les fonctions écologiques à l’origine des services écosystémiques,
  • des éléments socio-économiques ayant un impact sur les usages (les besoins sont-ils amenés à évoluer ?).

Résultats attendus :

  • Identification de services rendus par les écosystèmes dans le périmètre du Parc naturel régional,
  • Descriptif des modes d’exploitation des fonctions écologiques utilisés dans le cadre d’activités socioéconomiques,
  • Quantification de deux séries d’indicateurs : de biodiversité en lien avec les services écosystémiques et de mesure de ces services,
  • Scénarios de prospective sur l’évolution des services écosystémiques.

Résultats des projets soutenus : en savoir+
Contact au Clersé : Olivier Petit

Appel à projets Biodiversité du Conseil régional Nord-Pas de Calais :en savoir+

Titre du projet : UNION-Biodiv : Evaluation écologique et sociologique de la biodiversité au cours de la requalification d’une friche urbaine. Implications pour l’aide à la décision en contexte de planification et de travaux d’aménagements urbains
Coordination globale du projet  : Thomas Bur, Bureau d’Etudes Sol Paysage - courriel : thomas.bur@solpaysage.fr
Coordination du projet au Clersé  : Hélène Melin - Université Lille 1
Autres Partenaires du projet :

  • Laboratoire Génie Civil et géoEnvironnement (LGCgE) à travers ses équipes Ecologie numérique et Ecotoxicologie (Lille 1) et Sols et Environnement (groupe ISA),
  • Association Entrelianes,
  • Syndicat mixte Espace Naturel Lille Metropole (ENLM),
  • Société d’économie mixte Ville renouvelée.

Financement : Conseil régional Nord-Pas de Calais
Durée du projet : (36 mois) (31/03/2012 – 31/03/2015)
Résumé :

La requalification d’une friche urbaine permet d’opérer des changements stratégiques sur la qualité des sols, des habitats et de la biodiversité. Le projet UNION-Biodiv propose de réaliser une évaluation interdisciplinaire de la biodiversité et d’assurer son suivi au cours de la requalification de la friche de l’Union (située à Roubaix, Tourcoing et Wattrelos) en écoquartier.

Il est construit sur la comparaison des caractérisations écologiques et sociologiques de la biodiversité, en particulier de la pédofaune, avec une mise en correspondance géographique par un outil SIG, la mise en évidence des facteurs d’évaluation similaire ou opposée, l’intégration de la dimension de la biodiversité dans un outil d’aide à la décision développé par le BRGM, et enfin la proposition d’orientations du projet d’aménagement.

L’évaluation écologique se fera grâce à des "technosols", en connexion avec un corridor ou isolés, qui permettront d’étudier le suivi de la recolonisation. Un suivi de la dynamique de recolonisation des technosols par la faune du sol permettra de proposer des indicateurs de la biodiversité des sols.

L’évaluation sociologique de son côté s’effectuera sur la base d’un "portrait nature" du quartier de l’Union. Une enquête qualitative et quantitative auprès des acteurs et usagers sera réalisée sur leurs représentations sociales et culturelles de l’environnement ainsi qu’une étude de la construction d’une expertise sociale et la production d’un indice synthétique de la qualité de la biodiversité.

Résultats attendus :

  • Approfondissement des connaissances relatives à la qualité écologique d’un aménagement urbain,
  • Proposition de méthodes d’aménagement favorisant la biodiversité des sols,
  • Alimentation d’un outil de gestion des espaces de nature,
  • Actions de sensibilisation d’élus locaux et représentants d’association.

Résultats des projets soutenus : en savoir+
Contact : Hélène Melin

Contrat d’étude avec l’association Club des villes et territoires cyclables

Titre du projet : Histoire comparée de l’usage des différents types de deux-roues en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie
Coordination du projet  : Frédéric Héran (Clersé, Lille 1)
Autre partenaire du projet : Hans Kremers – consultant – paysage, urbanisme, mobilité active
Financement : Club des villes et territoires cyclables
Durée du projet : 1/01/2014-30/09/2014
Résumé :

La recherche vise à repérer les principales étapes de l’usage des différents types de deux-roues en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie, depuis 80 ans, à dégager les rôles respectifs des constructeurs, des concessionnaires et des pouvoirs publics en matière d’innovation et de réglementation dans cette histoire, et à chiffrer autant que possible les conséquences de cette évolution en matière de sécurité routière, de nuisances, de facilité d’usage et d’image, afin de mieux comprendre notamment la concurrence entre vélo et deux-roues motorisés très différente dans ces trois pays.

Contact : Frédéric Héran

Contrat d’étude avec le CRLL NPDC

Titre du projet : La « filière livre » en N-PdC. Réseaux inter-organisationnels des libraires et éditeurs
Coordination du projet  : Fabien Eloire (Clersé, Lille 1)
Autre partenaire du projet : CRLL NPDC - centre régional des lettres et du livre Nord Pas de calais
Durée du projet : 1/01/2014-31/12/2014
Résumé :

Les données concernant la filière livre en Nord-Pas de Calais sont peu nombreuses. Il s’agit donc de réaliser un panorama exhaustif des librairies et des éditeurs de la région, incluant, par exemple, des informations sur les emplois, les volumes de ventes, ou les types de livres prisés par les lecteurs régionaux. Au-delà des chiffres, il s’agit aussi d’écouter ce qu’ont à dire les libraires et éditeurs à propos des évolutions, difficultés et contraintes que rencontre actuellement la filière livre, marquée par l’arrivée du livre numérique (ebook) et la montée en puissance de la vente en ligne.
La méthode de travail du présent projet, basée sur des questionnaires et une grille d’entretiens, permettra d’interroger les libraires et les éditeurs qui seront motivés par une telle démarche.
Contact : Fabien Eloire

Appel à projets APR Observatoires Hommes et Milieux 2014

Titre du projet : GEMILPAT II
Suite du projet GEMILPAT coordonné par Hélène Melin (Clersé, Lille 1) et soutenu par l’OHM en 2013.
Financement : OHM Littoral Méditerranéen
Durée du projet : 2014 (12 mois)
Contact : Hélène Melin

APPEL A PROJETS PEPS Interdisciplinaires 2014 - DIPP (Décision, indicateurs et politiques publiques) 

Titre du projet : EMUS - Enjeux sociopolitiques de la mesure de l’utilité sociale des organisations de l’économie sociale et solidaire
Coordination du projet : Florence Jany-Catrice (Clersé)
Autres partenaires du projet : Laurent Gardin (MCF sociologie, Université Valenciennes et IDP-­‐EA 1384)
Financement : Mission pour l’interdisciplinarité - CNRS
Durée du projet : 2014
Résumé  :

La définition et la mesure de l’utilité sociale (US) deviennent un marqueur de sélection des « bonnes » organisations économiques, c’est à dire
dignes d’être soutenues par l’action publique. Les indicateurs de cette US s’inscrivent ainsi de plus en plus dans des dispositifs de régulation. Mais
quel que soit son format (indicateurs composites, monétarisés, subjectifs etc.), la mesure de l’US est le fruit de conventions sociopolitiques notamment de ce qu’est un « bénéfice ». EMUS vise à l’analyse des modalités de production de ce jugement dans le cas des indicateurs d’utilité sociale, à partir d’une cartographie des modalités d’évaluation (quels acteurs privilégient quel type d’évaluation ? pour quels usages ?), et cherche à connaître ce que ces différentes modalités d’évaluation font à la manière de
représenter l’utilité sociale dans l’espace public de l’argumentation.

Contact : Florence Jany-Catrice

APPEL A PROJETS PEPS Interdisciplinaires 2014 - DIPP (Décision, indicateurs et politiques publiques)  :

Titre du projet : Participation et politiques publiques après Fukushima
Coordination du projet : Thierry Ribault (Clersé)
Autres partenaires du projet : Florence Jany-Catrice (Clersé, Prof économie), Cécile Asanuma-Brice (cherch. assoc. CLERSE, géographie urbaine CRESPPA - UMR 7217), Thomas Brisson (MdC, sciences du politique).

Collaborations internationales : Graduate School of Global Studies - Doshisha University Kyoto : GONON Anne (Prof.), sociologue spécialiste de la sécurité humaine et de la vulnérabilité en situation de catastrophe. MINAGAWA Moeko (Post-doc.), science politique : spécialiste des politiques de sécurité humaine.

Financement : Mission pour l’interdisciplinarité - CNRS
Durée du projet : 2014
Résumé  :

La recherche dont nous demandons le soutien dans le cadre de l’appel PEPS DIPP s’inscrit dans le prolongement de nos travaux sur la vulnérabilité et la protection humaine à Fukushima, et de notre exploration des formes d’organisation, de participation et de mobilisation citoyennes « horizontales » face au désastre (NEEDS-CNRS, 2012 ; PEPS ESERE-MI-CNRS, 2013). Nous souhaitons dans cette nouvelle enquête examiner les différents dispositifs de cogestion « citoyenne » de la catastrophe à Fukushima, souvent érigés en modèle ou laboratoire de la « participation démocratique » ; la mise en place d’infrastructures civiques, de « groupes concernés émergents », d’initiatives métrologiques portées par des réseaux citoyens, de constitution de bases de données sur les radiations par crowdsourcing... semblent faire émerger des formes inédites de participation à la décision publique, d’intégration des connaissances et compétences des citoyens, d’élaboration de valeurs collectives. Nous nous proposons d’analyser et de comparer différentes structures de cogestion et d’autogestion, dans leurs relations à l’action publique, leur recueil et usage des données par les citoyens, et ainsi d’examiner les limites de la démocratisation et de l’empowerment dans le contexte de la catastrophe.

Contact : Thierry Ribault

Appel à projets 2014 GIS Institut du Genre - Axe "Corps, santé, société"

Titre du projet : Se représenter l’embryon dans des parcours d’AMP (Assistance médicale à la procréation) : le cas de l’accueil d’embryons
Coordination du projet  : Séverine Mathieu (Clersé)
Financement : GIS Institut du Genre
Durée du projet : 2014
Résumé :

Une précédente enquête de terrain (Mathieu, 2013) a permis de saisir l’importance centrale dans ces parcours de la question de la représentation de l’embryon, abondamment étudiée dans la littérature ethnologique et anthropologique (Saladin d’Anglure, 1990 ; Malinowski, 1963 (1922) ; Weiner, 1988, par exemple). Comment se représente-t-on l’embryon lorsque l’on recourt à l’AMP, selon que l’on est un homme et une femme ? Existe-t-il une représentation « genrée » de cet embryon ? Cette représentation n’évolue-t-elle pas au cours des parcours d’AMP ? Et comment les pratiques médicales tiennent-elles compte de ces représentations lorsqu’elles proposent aux couples infertiles de recourir à l’AMP ?

On essaiera de comprendre en quoi, à la suite d’ailleurs de travaux précurseurs sur ce domaine (Bateman et Salem, 1998 ; Franklin et Roberts, 2001), l’embryon est une entité plurielle qu’il convient de penser dans la temporalité du processus d’AMP et dans le faisceau de relations (incluant aussi le rapport des personnes à la science, à la technologie, à la religion) dans lequel il s’inscrit. Les représentations de l’embryon, dont les premières réflexions ébauchées montrent qu’elles ont une dimension « genrée » puisent donc à de multiples réservoirs de sens, empruntant à la science, aux valeurs morales, à la conception de l’enfant. Ce projet constitue l’enquête préliminaire à l’élaboration d’une enquête pluridisciplinaire.

Contact : Séverine Mathieu

Appel à projets "Systèmes agricoles et environnement en Nord-Pas de Calais" Conseil régional Nord-Pas de Calais (2012) - Direction de la recherche

Titre du projet : Analyse des formes d’installation agricole en zone de fermage et de leur influence sur le renouvellement des générations

Membres du Clersé participants au projet : Samuel Pinaud, Stéphanie Barral, Fabien Eloire, Benoît Lallau, Ornella Boutry

Financement : Conseil régional Nord-Pas de Calais

Durée du projet : 06/06/2013 - 30/10/2017

Résumé  : Cette recherche analyse la transmission des exploitations agricoles sous différents aspects :

  • Analyse des pratiques de transmission en lien avec la structuration du marché foncier ;
  • Analyses des facteurs économiques, juridiques et sociaux et du contexte institutionnel ;
  • Analyse de l’influence de l’agriculture belge et comparaison avec d’autres régions de France (exemple : Ile de France).

L’objectif est aussi de valoriser ce travail sous différentes formes et initier un travail en région de réflexion sur les mesures politiques à envisager
en lien avec la volonté de valoriser les installations agricoles par transmission ou par création, et ainsi de participer au renouvellement des générations en agriculture.

Contact : samuel.pinaud@univ-lille1.fr, stephanie.barral@univ-lille1.fr

Appel à projets "Systèmes agricoles et environnement en Nord-Pas de Calais" Conseil régional Nord-Pas de Calais (2012)

Titre du projet : ARENE - Programme pour une "Agriculture Régionale Encourageant les Nouveaux Emplois"

Coordination du projet : Florence Jany-Catrice (Clersé)

Autres membres du Clersé participants au projet : Ornella Boutry et Benoît Lallau
Autres partenaires du projet : Association Extra Muros et Association Terre d’Opale
Financement : Conseil régional Nord-Pas de Calais
Durée du projet : 7/11/2013 – 6/11/2015

Résumé  :

Les diverses crises économique, financière, sociale et écologique que traversent les sociétés invitent à ce que les territoires s’emparent de la question de la transition. Si les leviers d’un autre développement sont possibles, il faut pouvoir dessiner les voies à emprunter pour engager les sociétés dans une direction plus soutenable. Le projet de recherche se situe donc sur la question de la transition (voir Coutrot, Flacher, Méda, 2011). Sans épuiser l’ensemble de la question, l’agriculture nous semble, dans une région marquée à la fois par une grande tradition agricole et par la question sociale du chômage, centrale.

La question centrale est la suivante. Quelles sont les conséquences de ces voies de transition vers des sociétés plus soutenables en termes d’emploi ?

Dans un souci d’approfondissement des travaux de l’équipe, nous proposons de circonscrire la recherche à l’étude des emplois (actuels à ou venir) et des compétences dans 3 secteurs que sont l’agriculture, l’environnement et le développement des territoires.

Ce travail sera mené à partir d’une analyse prospective sur les volumes d’emploi qui pourraient être créés si la production agricole était plus durable (J. Gadrey a, dans son ouvrage « Adieu à la croissance. Bien vivre dans un monde solidaire » (2010) suggéré des pistes de création d’emploi si la voie de la production agricole durable était empruntée). Le projet vise aussi, de manière plus qualitative à estimer les compétences et le type d’emploi nécessaire pour assurer le développement de circuits courts et systèmes alimentaires de proximité.

Contact : Florence Jany-Catrice

Appel à projets Programme Chercheurs Citoyens du Conseil régional Nord-Pas de Calais (2013)

Titre du projet : « Violences conjugales et santé des femmes : améliorer le parcours de soins des usagères d’une association spécialisée »

Coordination du projet : Bernadette Tillard (Clersé)

Composition de l’équipe scientifique au Clersé : Bernadette Tillard , Geneviève Cresson et Olivia Volpi

Autre membre du projet : Association Accueil et Réinsertion sociale (ARS) - Coord. Jean-Yves Jalain

Financement : Conseil régional Nord-Pas de Calais

Durée du projet : (36 mois) 2013 - 2016 (prolongé jusqu’au 24 juin 2017)

Résumé :

Ce projet réunit chercheuses en sciences humaines et professionnels de structures d’action sociale dédiées aux femmes victimes de violences conjugales. Il vise à améliorer la santé des femmes victimes de violences conjugales, et à développer la collaboration entre les milieux de la recherche et de l’action sociale, en développant une recherche-action marquée par l’échange des savoirs et la validation méthodologique à tous les stades de son évolution.

Ces objectifs sont :

  • Améliorer, systématiser et pérenniser le recueil et l’analyse de données sur la santé des femmes victimes de violences conjugales recourant aux structures du Pôle Violences Conjugales de l’association l’ARS, en particulier sur les questions de santé sexuelles et d’addictions (Clersé et ARS)
  • Etudier les effets des rapports sociaux de sexe et de classe sur le recours aux soins et à l’aide sociale des femmes victimes de violences conjugales (Clersé) ;
  • Etudier les mesures qui, dans l’accompagnement des usagères des structures du Pôle Violences Conjugales de l’association ARS, peuvent contribuer à améliorer leur état de santé et leur accès aux soins (Clersé) ;
  • Créer des formations internes pour accroître l’expertise des professionnels des structures du Pôle Violences Conjugales de l’association ARS (ARS) ;
  • Créer des formations externes visant à sensibiliser aux violences conjugales les professionnels locaux du monde médical, en particulier aux questions de santé sexuelle et d’addiction (ARS) ;
  • Diffuser les résultats de la recherche-action auprès des professionnels de l’action sociale, notamment les associations de la FNSF ; auprès du milieu scientifique ; auprès du grand public ; auprès du milieu médical ; auprès des décideurs politiques (ARS et Clersé).
  • Elaborer une démarche innovante dans la recherche-action, fondée sur l’échange des savoirs et des pratiques entre l’équipe associative et l’équipe universitaire, et impliquant également les usagères dans l’élaboration de mesures et de dispositifs novateurs (ARS et Clersé).

Contact : Bernadette Tillard

Appel à projets du Programme Chercheurs Citoyens du Conseil régional Nord-Pas de Calais  :

Titre du projet : CORUS-ESS : Connaissance et reconnaissance de l’Economie Sociale et Solidaire ? Légitimité processuelle des mesures de l’Utilité Sociale et Environnementale de l’ESS.
Coordination du projet  : Florence Jany-Catrice, Clersé - Université de Lille 1
Autres membres du Clersé participants au projet  : François-Xavier Devetter, Richard Sobel
Autres partenaires du projet :

  • Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis, Institut du Développement et de la Prospective : Laurent Gardin, Stéphane De La Rosa
  • Association Acteurs pour l’Economie Solidaire du Nord pas de Calais (APES) : Véronique Branger, Gérard Dechy Financement : Conseil régional Nord-Pas de Calais Durée du projet : (36 mois) 2012 - 2014 Résumé :

En tant qu’objet sociotechnique et objet politique, la mesure de l’utilité sociale, sa quantification, sont un enjeu contemporain pour les parties prenantes : usagers, financeurs, salariés, etc. et donc un enjeu contemporain pour l’ESS qui s’entend dans ses interrelations avec l’ensemble de ces parties prenantes. Elle fait émerger des questions pour la recherche autant que pour les acteurs du champ. C’est donc bien la synergie entre ces questions et entre les acteurs qu’il faut ici réussir à appréhender.

 Comme objet d’étude : comment appréhender l’utilité sociale et peut-on la définir, est-ce différent de la plus-value associative et comment en tenir compte dans la diversité des structures de l’ESS (associations, coopératives, SARL...) ? des bénéfices collectifs ? d’autres manières de mesurer la richesse ? voire de l’intérêt général ?

 Comme questionnement méthodologique : Se pose la question méthodologique de réussir à isoler, sur les grandes thématiques de l’utilité sociale, la contribution nette de l’ESS. Se pose conjointement la question de la légitimité procédurale des mesures et des indicateurs d’utilité sociale et environnementale des associations.

C’est sur ces deux facettes que nous souhaitons réaliser cette recherche. Elle a d’évidents points communs avec le mouvement international autour de l’élaboration de nouveaux indicateurs dont le projet éthique tient à la volonté d’expliciter des fins qui sont hors d’atteinte si l’on s’en remet seulement aux valeurs actuelles accordant une priorité à l’économie marchande et monétaire, ou encore avec la recommandation du Conseil économique, social et environnemental qui affirme que les citoyens doivent s’approprier cette question des indicateurs.

Le projet part du postulat partagé par les organismes susnommés que la participation des parties prenantes, ou de la société et la délibération politique sont des dispositifs très légitimes pour « dire » ce que sont les contributions sociales ou les plus-values, et pour pondérer les critères d’évaluation qui leur correspondent.

Le projet CORUS-ESS a pour objectif de qualifier les processus permettant la connaissance et la reconnaissance de l’économie sociale et solidaire à travers son utilité sociale, ce qui est directement lié à la question de l’argumentation en sciences sociales, et dans la société. Trois objectifs sont à distinguer pour qualifier ces processus. Ces objectifs constitueront les étapes du projet de recherche « chercheurs-citoyens ».

  L’identification de l’utilité sociale des organisations de l’ESS demande en premier lieu de saisir comment les acteurs la caractérisent, comment ils prennent en charge, si et comment ils sont acteurs de la préservation des biens communs. Cela nécessite de récolter, par des enquêtes appropriées, l’appréciation des représentants des structures mais aussi plus largement de ses principales parties prenantes, chacune de ces catégories dans sa pluralité : les salariés, les usagers (destinataires de l’activité), les bénévoles...

 La valorisation de cette utilité sociale. Elle se fera par les outils classiques : en estimant les coûts monétaires évités, ou en attribuant une « valeur » monétaire aux externalités positives produites par l’ESS. Mais le projet vise également à mobiliser des indicateurs sociaux liés aux dimensions constitutives des initiatives d’ESS : contribution à la création d’emploi et à l’insertion, accessibilité au service, innovation sociale, impact sur le développement local, la citoyenneté.

 La reconnaissance de l’utilité sociale des organisations d’ESS par les parties prenantes externes à l’initiative au premier rang des quels il faut compter les pouvoirs publics mais aussi la société civile. Comment faire ? L’enjeu de reconnaissance de l’utilité sociale est de permettre à l’économie sociale et solidaire de faire admettre sa spécificité mais aussi d’obtenir les moyens de poursuivre ses objectifs. Se pose la question de l’élaboration de labels aux sens où ils seraient fixés par des tiers puis reconnus par la puissance publique, ou à celle de dispositifs type « systèmes participatifs d’utilité sociale ». Nous testerons plusieurs démarches (de l’administration de questionnaires à la concertation publique) qui visent à faire participer les parties prenantes pour la co-construction de cette reconnaissance.

Trois terrains d’expérimentation ont été retenus : les circuits courts alimentaires, le logement et les circuits courts financiers solidaires.

Contact : Florence Jany-Catrice

Appel à projets Biodiversité du Conseil régional Nord-Pas de Calais :

Titre du projet : BIOSERV : La nature rend-elle service ? Fondements conceptuels, historique et modes de perception par les acteurs régionaux, des approches en termes de services rendus par la biodiversité
Coordination du projet  : Alexandra Hyard, Clersé - Université de Lille 1
Autres membres du Clersé participants au projet  : Cyril Decouzon (IE contractuel), Muriel Maillefert (Université Lille 3), Céline Merlin-Brogniart (Université Lille 1), Olivier Petit (Université d’Artois)
Partenaires du projet :

  • Laboratoires Territoires, Villes, Environnement et Société (TVES) de Lille 1 : Iratxe Calvo-Mendieta
  • Laboratoire Génétique et Evolution des Populations Végétales (GEPV) de Lille 1 : Nina Hautekeete Lille Economie Management (LEM) de Lille 1 : Jérôme Longuépée
  • Centre d’Etudes et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales (CERAPS) de Lille 2 : Bruno Villalba
  • Laboratoire Géolab de l’Université de Limoges : Christophe Beaurain
  • CEMAGREF de Clermond-Ferrand : Olivier Aznar
  • Anne Teyssèdre, consultante écologue
  • Espaces natures régionaux (ENRx) : David Moulin Financement : Conseil régional Nord-Pas de Calais Durée du projet : phase 1 -février 2012 à août 2013 ; phase 2 - octobre 2013 à décembre 2014

Résumé :

Le concept de "services liés à la biodiversité" connaît un essor et est perçu comme un moyen précieux de renforcer les argumentaires en faveur de la biodiversité, en insistant sur l’intérêt économique de sa préservation. Or, cette idée qui transforme les écosystèmes en "prestataires de services" renferme un certain nombre de présupposés théoriques, assortis de visées politiques, qui paraissent contredire plusieurs enseignements des sciences sociales, en particulier, de l’économie des services :

  • faire d’un non humain (ici, la nature) un acteur économique,
  • accepter qu’un service est accordé aux consommateurs sans contre-partie,
  • accepter qu’un service est rendu par l’existence même d’un écosystème sans qu’il n’y ait de "production".

Cette notion pose trois types de questions auxquelles le projet BioServ cherchera à répondre :

  • Le recours à la notion de service n’induit-elle pas des effets pervers (conception anthropocentrée et utilitariste de la nature) ?
  • L’implication politique vers la conservation de la biodiversité nécessite-t-elle recours à cette notion de service ? D’autres supports ne seraient-ils pas plus efficaces ?
  • Comment évaluer la pertinence de cette notion et de son intégration dans les politiques publiques ?

BioServ travaillera sur les fondements conceptuels de la notion de service appliquée à la biodiversité par une lecture épistémologique économique mettant en évidence son absence de neutralité. Il retracera l’historique de son émergence et de sa diffusion depuis 30 ans, à travers la littérature internationale et la documentation régionale et questionnera un panel représentatif d’acteurs régionaux (gestionnaires, techniciens et élus de collectivités territoriales, militants associatifs, agriculteurs, scientifiques) sur leur perception de la notion de service écosystémique.

Résultats attendus :

  • Appréciation générale de la notion : pertinence, conséquence, perception, efficacité
  • Identification d’approches alternatives. Ces réflexions devraient alimenter celles d’acteurs régionaux et notamment celles du Conseil régional.

Résultats des projets soutenus : en savoir+
Contact : Alexandra Hyard

Appel à projets 2013 GIS Institut du Genre - Axe "Territorialités, espaces, mondialisation"

Titre du projet : La rue, la nuit, les femmes sans peur ? Enquête à Lille sur la nuit, les espaces urbains et les violences sexistes
Coordination du projet  : Gwenola Ricordeau (Clersé, Lille 1)
Autres membres du projet  : Camille Guenebeaud (Université Lille 1, TVES EA4477), Aurore Le Mat (Université Lille 2, CERAPS - UMR CNRS 8026) et Sidonie Verhaeghe (Université Lille 2, CERAPS - UMR CNRS 8026)
Financement : GIS Institut du Genre
Durée du projet : 2013 (12 mois)
Résumé :

Le projet « La rue, la nuit, femmes sans peur ? » a pour objet les violences sexistes nocturnes et la manière dont celles-ci s’inscrivent dans l’espace de la rue. Cette dimension spatiale du sexisme se traduit par une inégalité de mobilité, d’appropriation et d’accès à l’espace public : malgré l’absence d’une interdiction pure et simple de l’accès des femmes aux espaces publics la nuit, il existe une circonscription des espaces dans lesquels elles peuvent légitimement être et se déplacer. Le projet prend donc pour fil conducteur une asymétrie du « droit à la ville » (Lefebvre, 1972) où les sorties nocturnes sont marquées par les rapports sociaux de sexe et l’imbrication de ceux-ci avec d’autres types de rapports de domination (classe sociale, racialisation et âge notamment). Notre projet est organisé autour d’une enquête de terrain à Lille, l’organisation d’une journée d’études et la réalisation d’une exposition.

Contact : Gwenola Ricordeau

Appel à projets APR Observatoires Hommes et Milieux 2013

Titre du projet : GEMILPAT - Les chemins de randonnée en façade maritime : une activité de loisirs au service de la maîtrise de l’anthropisation littorale ? Gestion et valorisation des milieux, par le patrimoine naturel et culturel autour des sentiers, application à deux cas d’étude du littoral méditerranéen :les portes des Calanques de Marseille (Bouches Du Rhône) et les Rivages de Balagne (Corse)
Coordination du projet  : Hélène Melin (Clersé, Lille 1)
Autres membres du projet à titre principal : Philippe Deboudt et Philippe Masson (TVES, Lille 1), Antonio dos Santos (doctorant au Clersé)
Participation également de : Carol Barthélémy et Magalie Deschamps Cottin (LPED, Université Aix Marseille), Isabelle Laffont Schwob (IMBE, Université Aix Marseille), Céline Pernin (LGCGE, Université Lille 1)
Financement : OHM Littoral Méditerranéen
Durée du projet : 2013 (12 mois)
Résumé :

Ce projet s’inscrit dans le cadre du territoire des Calanques de Marseille et des Rivages de Balagne en Haute Corse. Il s’agit de mener une analyse comparée de deux territoires littoraux présentant la double caractéristique d’être situés en marge d’espaces naturels protégés ou intégrés partiellement à ceux-ci et ayant subi une pression industrielle et agro-pastorale (aux effets différenciés sur les milieux), à la fois source de pollution et origine d’un patrimoine singulier. Il est question, dans ce cadre, de mettre en perspective d’une part les aménités environnementales et patrimoniales (biodiversité, paysages anthropiques/naturels), à travers la valorisation touristique des sites et, d’autre part, de poser la question du rapport qualité de vie / qualité des milieux vis-à-vis du passif industriel et de la pression anthropique. Ce projet aborde la question de l’anthropisation et de l’aménagement du littoral et des franges des espaces naturels protégés à travers les outils de gestion territoriale.

Il s’agit donc de mettre en relief la dualité apparente entre des espaces montrés comme « naturels et sauvages » et la réalité de l’anthropisation ancienne et qui va en s’accélérant aujourd’hui (sous des formes diverses : usages récréatifs nouveaux, aménagements aux marges), qui font que des mesures de co-gestion écologique et sociale s’avèrent indispensables.

Contact : Hélène Melin

Site du projet GEMILPAT : www.ohm-littoral-mediterraneen.fr

Appel à projets ADEME 2010 du programme Déchets et Société

Titre du projet : "ACTEIS : Action collective, Ecologie Industrielle et Soutenabilité" (1006C0129)
Coordination du projet  : Muriel Maillefert, Clersé - CNRS
Autres membres du projet : Olivier Petit et Cyril Decouzon(Clersé), Peggy Ricart (ECOPAL (Ecologie économie partenaires dans l’action)), Paul Schalchli (OREE)
Financement : ADEME
Durée du projet : du 28/07/2011 au 27/09/2013 (26 mois)
Résumé :

L’objectif du projet ACTEIS est de mener une analyse approfondie des stratégies d’acteurs et des coordinations qui prennent concrètement forme à travers différentes expériences d’écologie industrielle. Il conviendra notamment de se demander à quelles conditions des projets d’écologie industrielle localisés peuvent émerger, quelles sont les formes typiques de mise en pratique et dans quelle mesure l’action collective peut porter en germe une vision plus ambitieuse assimilable à un mode de développement territorial soutenable.

Le terrain privilégié, en partenariat avec l’association Ecopal, portera sur le territoire dunkerquois, qui constitue certainement la démarche la plus aboutie à ce jour sur le territoire français, compte tenu notamment des actions récemment menées par Ecopal (Inventaire de flux industriels de matière en 2008-2009, accompagnement d’entreprises et démarrage de nouveaux projets de synergie suite à cet "inventaire") et des travaux sur la gouvernance des projets d’écologie industrielle développés par le Clersé, Orée et Ecopal.

Contact : Muriel Maillefert

Projet exploratoire premier soutien 2011 (PEPS) CNRS INSHS P11/013 2011)

Titre du projet : Les services durables
Coordination MESHS-Clersé  : Céline Merlin-Brogniart
Membres de l’équipe au Clersé : Alexandra Hyard, Faiz Gallouj, Bertrand Zuindeau
Résumé :

Ce projet étudie les services durables en établissant une typologie des activités de service, prenant en compte à la fois les différents types de services (matériel, informationnel, cognitif, relationnel) et les diverses dimensions de la durabilité (économique, sociale, environnementale).

Cette recherche comporte deux volets. Le premier consiste en une réflexion sur l’influence négative ou positive de la tertiarisation de l’économie sur le développement durable. Le second volet consiste à analyser la manière dont l’exigence de durabilité est prise en compte par les services. Ce second volet intègre une analyse de l’innovation dans les services. Cette dernière peut-être envisagée selon plusieurs perspectives (assimilation, différenciation et intégration).

Pour mener à bien ce projet, nous effectuons une analyse empirique permettant d’apprécier la manière dont la tertiarisation de l’économie influence la durabilité et comment la durabilité est prise en compte par les services.

Contact : Céline Merlin-Brogniart

LES PRISONS POUR MINEURS (QM – EPM). Vie quotidienne et rapports sociaux en détention ; diversité et articulation des métiers de la prise charge des mineurs ; controverses publiques et professionnelles.

Responsable scientifique  : Gilles Chantraine
Equipe de recherche  : Gilles Chantraine (chargé de recherche, Clersé – CNRS), Antoinette Chauvenet (directrice de recherches, IRIS – CNRS), Gaetan Cliquenois (docteur en sociologie, CES, Facultés universitaires Saint-Louis), Abraham Franssen (professeur, CES, Facultés universitaires Saint-Louis), Olivier Milhaud (post-doctorant et ATER en géographie, Paris IV et ADES, Bordeaux 3), Grégory Salle (chargé de recherche, Clersé – CNRS), Nicolas Sallée (doctorant en sociologie, Paris X-Nanterre).
Financement : GIP Justice, Direction de la Protection judiciaire de la jeunesse
Durée du projet :07/2009 – 07/2011
Résumé :

Face à l’emballement politique et médiatique qui a suivi l’ouverture des Établissements Pénitentiaires pour Mineurs (EPM), il est impératif de penser ensemble ce qui relève des controverses publiques et professionnelles sur l’incarcération des mineurs et ce qui relève des pratiques de terrain au sein des lieux de détention. La recherche collective que nous mènerons repose sur l’hypothèse d’une relation à double sens entre les controverses et les pratiques : simultanément, les controverses irriguent les pratiques et les pratiques alimentent les controverses. D’où la mise en œuvre d’un programme de recherche intégré réunissant des spécialistes de la sociologie de la prison, des délinquances juvéniles, du travail social, de la prise en charge éducative, des professions et des controverses publiques. Sur le plan empirique, la recherche combinera trois méthodes d’enquête. D’une part, une ethnographie approfondie et comparative de plusieurs lieux de détention pour mineurs (un quartier mineurs et deux EPM). Elle nous permettra, sur différents enjeux (travail éducatif en détention, processus de production de l’ordre, construction de trajectoires individuelles d’enfermement), de souligner les ruptures et les continuités entre l’ancien (les QM) et le nouveau (les EPM). D’autre part, nous conduirons de véritables « analyses en groupe » visant à confronter, selon un protocole méthodologique très précis, les points de vue de divers professionnels travaillant auprès des mineurs détenus. On fera ainsi émerger, sur les cas précis discutés par les participants à l’analyse, une multiplicité de points de vue constitutive des controverses professionnelles. Enfin, la troisième méthode consiste en un examen approfondi, grâce à l’usage d’un logiciel spécialement adapté (Prospéro), des controverses publiques qui ont accompagné l’ouverture et la mise en place des EPM, à partir d’une collecte documentaire systématique visant à rassembler la littérature (générale et spécialisée, publiée et « grise ») la plus exhaustive possible. L’étude de la controverse française sera complétée et éclairée par une comparaison avec l’Allemagne et la Belgique.

Contact :Gilles Chantraine

« Sortir, s’en sortir », recherche évaluative d’un dispositif expérimental d’aménagement de peine mené par Emmaüs France.

Responsable scientifique  : Gilles Chantraine
Autre membre de l’équipe  : Jean Bérard (ingénieur d’études)
Financement : Haut commissariat aux solidarités actives
Durée du projet :15/09/09 – 15/06/11
Résumé :

Le Haut Commissariat aux Solidarités Actives contre la pauvreté (HCSA) a lancé un appel à projets d’expérimentations sociales au début de l’année 2008. Dans ce cadre, Emmaüs France a déposé un projet visant à promouvoir les libérations anticipées des personnes détenues qui sont habituellement exclues de ces dispositifs, en raison de l’absence d’un logement, d’un travail et d’un accompagnement susceptibles de garantir une réinsertion réussie. Trois départements d’expérimentation, les Pyrénées-Atlantiques, l’Indre et Loire et les Landes ont été retenus. Le but du projet n’est pas de créer un dispositif singulier, mais de mettre en œuvre en appui sur des dispositifs existants, une filière d’aménagement de peine innovante, fonctionnelle et reproductible.

Tous les projets d’expérimentation sociale financés par le HCSA lient la mise en place d’un projet à son évaluation par une équipe de recherche. Cette évaluation mesurera les résultats qualitatifs et quantitatifs de l’expérimentation avec les outils de la sociologie du système pénal, afin d’en mesurer l’effectivité, l’efficacité, et les conditions de sa pérennisation. L’effectivité du dispositif sera évaluée à l’aune de sa capacité à intéresser des structures qui n’ont pas de vocation pénale à s’impliquer davantage dans l’accueil des personnes qui sortent de prison, et de sa capacité à convaincre les acteurs du système pénal que des mesures d’aménagements de peine réalisées dans de telles conditions sont de bonnes mesures. L’efficacité du dispositif sera évaluée en fonction de la capacité du dispositif à faire rupture avec la désaffiliation sociale que la prison accentue généralement pour les personnes les plus pauvres. Enfin, un retour, au cours et au terme de l’expérimentation, vers les acteurs de l’insertion, du soin, et vers les praticiens du monde judiciaire permettra d’évaluer les possibilités de pérennisation et de généralisation du dispositif.

Contact :Gilles Chantraine

Marché - Appel d’offres DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques) portant sur l’étude quantitative basée sur l’exploitation de l’enquête auprès des intervenants au domicile de personnes fragilisées, réalisée par la DREES en 2008, sur le thème de l’emploi du temps des aides à domicile

Titre du projet : Étude quantitative - L’emploi du temps des aides à domicile
Coordinateur du projet : François-Xavier Devetter, Clersé - Lille 1
Autres membres de l’équipe : Amandine Barrois, Florence Jany-Catrice (Clersé - Lille 1)
Financement  : DREES
Durée du projet  : 6 mois (novembre 2010 – mai 2011 )
Résumé  :

Cette étude a permis d’analyser précisément les emplois du temps des intervenants à domicile des personnes fragiles. Elle a tout d’abord souligné la faiblesse des temps de travail hebdomadaire tout en mettant en évidence l’importante hétérogénéité des situations. Ces faibles durées d’intervention peuvent ainsi parfaitement être associées à une emprise forte du travail sur la journée. Ce constat pose explicitement la question de la définition de ce qu’est un « temps plein ».

Parallèlement, cette recherche a pu souligner que les horaires atypiques sont moins fréquemment rencontrés, en comparaison d’autres professions de niveau de qualification comparable, mais que l’acceptation de ces horaires permet d’allonger sensiblement le temps de travail. L’hypothèse d’un arbitrage entre deux modèles se présentant aux salariés, l’un permettant au métier d’aide à domicile d’être pleinement vécu comme une profession à part entière, offrant une rémunération décente et une reconnaissance sociale, même partielle, au prix d’une disponibilité au travail plus forte, de contraintes, temporelles mais aussi physiques, psychologiques, plus grandes, et de difficultés de conciliation plus importantes ; l’autre présentant le métier d’aide à domicile comme une forme d’activité d’appoint, avec une disponibilité réduite et des contraintes moins fortes, permettant une meilleure conciliation, semble confirmée et correspond à une segmentation très forte des intervenants à domicile.

Tout au long de cette étude, nous avons pu souligner que les régimes temporels des aides à domiciles ne variaient que très peu en fonction des caractéristiques socio-démographiques des salariés. A l’inverse les facteurs liés au parcours professionnels et les caractéristiques de l’emploi sont les variables les plus déterminantes. En particulier, le statut de l’employeur joue un rôle crucial : pour les salariés cherchant autre chose qu’une activité d’appoint, les structures apparaissent comme favorables à une organisation moins pénible des temps de travail. Le type d’activité est lui aussi essentiel, et intervenir auprès de personnes fragilisées rend les temps plus contraignants, mais valorisent davantage le métier d’aide à domicile.

Contact  : François-Xavier Devetter

Les enfants du fleuve : paysages vécus et paysages perçus en Seine Aval (MESHS-Clersé)

Coordination générale : Olivier Sirost (Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2,CEA)
Coordination de l’axe 2 : Hélène Melin (Clersé)
Financement : Groupement d’intérêt public Seine Aval (GIPSA)
Durée du projet : 02/09/2008 au 01/09/2011
Résumé : Il s’agit scientifiquement de saisir quelles sont les unités paysagères en Seine Aval et de comprendre leurs dynamiques. Cette question scientifique offre un outil d’aide à la décision pour les aménageurs et les politiques, permet au GIP de mieux saisir le panorama humain de son territoire d’étude, propose à la communauté scientifique la construction d’objets rendant service à la population de Seine Aval. Il s’agit à la fois d’une entreprise d’inventaire, mais également de saisie des dynamiques paysagères. Comprendre les dynamiques des paysages permet de comprendre les conflits d’usages, les détournements et aménagements des espaces, les visions diverses des territoires, l’aimantation des lieux ou leur mise en friche. Ce sont autant d’outils de réflexion permettant de répondre à la question du programme SA4 : "quel estuaire voulons-nous ?".

Contact : Hélène Melin

Les services à la personne : écarts en niveau d’emplois et en qualité des emplois entre départements. Le cas de la Haute-Normandie

Coordination au Clersé  : Florence Jany-Catrice
Autres membres de l’équipe projet : François-Xavier Devetter, Thierry Ribault, François Horn, Alexandre Léné pour le Clersé, et Franck Bailly (CARE, Université de Rouen)
Financement : Direction régionale du Travail, de l’Emploi et de la formation Professionnelle de Haute-Normandie
Durée du projet : 01/03/2009 – 30/06/2010
Résumé :

Cette recherche vise à développer une analyse multifactorielle des écarts en niveau d’emploi et en qualité d’emploi dans le "champ des services à la personne" entre les deux départements constitutifs de Haute Normandie.Ce travail allie à la fois des travaux de statistique des entretiens auprès des principaux régulateurs des départements, et une enquête quantitative auprès des opérateurs du secteur. Une analyse économétrique nationale, développée dans le cadre de ce travail de recherche, complètera les séries d’hypothèses et consolidera l’analyse. Cette recherche financée par la DRTEFP de Haute Normandie est réalisée par un axe du Clersé spécialisé sur les questions du travail et de l’emploi dans les services. Voir en particulier : Devetter, Jany-Catrice, Ribault (2009) "les services à la personne", ed. La Découverte, coll. Repères.

Contact : Florence Jany-Catrice

Japon : des jeunes en émergence

Coordination  : Thierry Ribault (Clersé)
Membres du projet : Marc Hatzfeld (EHESS), Thierry Ribault, Alain Saulières (Ateliers du passeur)
Financement : INSHS CNRS - projet PEPS
Durée du projet : 01/03/2009 au 31/12/2009
Résumé : Il s’agit de la phase exploratoire d’une nouvelle recherche. L’objectif est de réaliser une investigation dont les résultats seront in fine produits sous forme écrite de films documentaires sur la jeunesse japonaise, sur les lieux qu’elle investit et les formes qu’elle emprunte dans le but de renouveler le monde dans lequel elle vit.
Afin de rendre compte des sentiments comme des initiatives d’émergence des jeunes au Japon - l’émergence étant ici entendue comme un processus d’invention continue dans les interstices qui pose la question du rapport à l’institution - il nous faut observer, parmi les jeunes, les groupes et/ou les individus qui cherchent ou qui élaborent un projet collectif, implicite ou explicite à moyen ou à long terme, identifier ces projets collectifs, comprendre ce qui les sous-tend. Les réponses de ceux qui jardinent dans la crise s’enracinent dans le désir d’exister. Quelles sont les réponses que proposent les jeunes et comment se manifeste leur désir d’exister ?

Contact : Thierry Ribault

Pratique de citoyenneté ordinaire et dynamique participative régionale (MESHS-Clersé)

Coordination : Bernard Eme (Clersé)
Membres de l’équipe au Clersé : Bernard Eme, Judith Hayem et Bruno Laffort
Autres partenaires  : Académie bulgare des sciences (Institut de sociologie) / Svetla Koleva, Tanya Nedeltcheva, Diana Nenkova et Dimitrina Popilieva
Financement : Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA)
Durée du projet : 07/11/2007 au 06/11/2009

Résumé : Cette recherche se propose d’explorer les processus de “citoyenneté ordinaire” qui se déroulent en marge des systèmes représentatifs institutionnalisés, mais également à l’écart des mécanismes de démocratie participative formalisés. De multiples initiatives ne visent apparemment la citoyenneté que de manière indirecte, celle-ci étant portée “sur les épaules” d’activités et de pratiques dans de multiples espaces publics en confrontation. Ce sera le champ multiforme de ces pratiques qui sera notre terrain d’investigation où la notion d’“engagement” doit être traitée comme une question problématique qui ne relève pas immédiatement d’une catégorie d’engagement “militant” ou “politique”, souvent préconçu, représenté ou vécu selon des registres normatifs. Nous nous intéresserons aux formes originales et novatrices de « collectifs » en gestation qui semblent porteurs de nouvelles formes instituantes de légitimité en tension, parfois conflictuelle, avec les institutions existantes et leurs normes. En cela se trouvent mises exprimées, mises en débat, conflictualisées des normes de la politique comme visée d’un bien commun sans cesse à reconstruire au regard du politique institué. En ce sens, on reprend sur un autre plan les analyses de Canguilhem où au delà du registre des normes sociétales, les normes sont en réalité, et de manière constante, détournées par l’action des individus qui ne cessent de produire des écarts dans leur vie ordinaire avec celles-ci. Hypothèse, il faut donc concevoir les formes de “citoyenneté pratique” comme recréation par les individus des normes sociales qui s’imposent à eux (le Blanc, 2007).
En élargissant le sens habituel donné au politique, cette étude s’intéresse aux pratiques quotidiennes et informelles de reconnaissance interindividuelle et collective. Elle n’exclut pas l’absence de reconnaissance ou des phénomènes pathologiques de reconnaissance du point de vue des citoyens ordinaires au regard des pouvoirs institués, mais aussi des dispositifs participatifs ou des gouvernances politiques territoriales.

Contact :Bernard Eme

Un Parc National pour les Calanques ? construction territoriale, formes de concertation et principes de légitimité (MESHS-Clersé)

Coordination générale : Valérie Deldrève (Cemagref Bordeaux) et Philippe Deboudt (USTL- TVES)
Coordination au Clersé : Hélène Melin
Financement : MEEDAT programme "concertation Décision Environnement"
Durée du projet : 2008-2010
Résumé : Le premier objectif du projet est le suivi du processus de concertation mis en place par le GIP et des différentes formes de participation citoyenne qui ont traversé la genèse de la constitution du parc. Ainsi, le résultat premier de la recherche est d’aboutir à un diagnostic de la concertation en situation et d’accompagner sa mise en oeuvre (par le GIP et ses différents acteurs) d’une réflexion critique quant aux formes de concertation mises en place et leur articulation avec d’autres modes plus spontanés. Le deuxième objectif est lié à la spécificité géographique du parc national en situation périurbaine. Cette situation amène à s’interroger sur les modalités de prise en compte des inégalités écologiques dans la constitution du Parc National des Calanques sous deux angles :

 celui des inégalités en terme d’usages des calanques (mise en exergue des différentes pratiques, des clivages entre usages traditionnels ou non, locaux ou non, et les critères de leur légitimité/illégitimité) ;
 celui de la prise en compte des marges urbaines du parc national et des implications de sa constitution pour les quartiers limitrophes (Cayolle, Vaufrèges…).

Ainsi, le second résultat est de mettre en exergue les modes d’articulation potentielles entre l’exigence de préservation des Calanques et celle d’égalité écologique, ainsi que les conditions de leur adéquation.

Contact : Hélène Melin


Aller ou non au prudhommes ? Un accès difficile à la justice du travail

Coordination : Isabelle Astier (Clersé)
Membres du projet : Isabelle Astier et Jean-François Lae (GTM, Université Paris 8)
Financement : Mission de recherche Droit et Justice
Durée du projet : 17/09/2007 au 17/09/2009
Résumé : Que savons-nous de ceux qui n’ont pas recours à la justice du travail ? Très peu de choses. Les analyses et travaux portant sur le devenir des demandes prud’homales font un constat étonnant : 44,8% des instances au fond et 55,7% des référés se terminent sans examen de la demande au principal. Ce contingent d’affaires se termine par des actes manifestant un abandon de la demande, unilatérale ou conjointe : les radiations, les caducités ou les désistements. Nous avons donc à faire à des salariés qui ont mis un pied au tribunal puis ont tourné les talons. L’accès à la justice prud’homale s’avère difficile et aléatoire pour les salariés et certainement plus encore pour les salariés précaires ou fragiles. Si les guichets (ceux des prud’hommes, de l’inspection du travail, des syndicats, de l’aide juridictionnelle) sont pleins de demandeurs qui, tous les jours, se découragent, abandonnent et disparaissent, on peut faire l’hypothèse qu’ils n’ont pas rencontré d’espace de traduction juridique de leur litige et d’un mode d’emploi efficace pour franchir les différentes étapes des prud’hommes. Notre projet de recherche se situe à cet endroit exact : des guichets sont abordés, approchés, rejoints. Les résultats de cette enquête permettront de déplier toutes les formes de désincitations liées aux guichets. Ces guichets censés faciliter l’accès à la justice s’avèrent souvent inadaptés. L’objectif de la recherche est de démêler les arguments de chacun d’eux et de comprendre comment ils ouvrent toute une gamme de découragements. Par ailleurs, ce travail permettra d’appréhender les différents sens de l’injustice du licenciement du point de vue des salariés. L’objectif est d’interroger la temporalité du salarié licencié et au-delà de la question du licenciement, de comprendre quelles sont les conceptions du juste développées par les salariés en matière de rupture contrat de travail. Enfin, ne faudrait-il pas s’interroger sur la nécessité de la mise en place d’un service public d’information, d’accès au droit et à la justice du travail ? La création d’un statut de la fonction de défenseur syndical doit-elle être envisagée ? Au-delà, la question de l’émergence d’un syndicalisme de services ne doit-elle pas être posée ?

Contact : Isabelle Astier


Les proches de patients atteints d’un cancer. Configurations relationnelles et mise en œuvre des compétences profanes (MESHS-Clersé-GRACC)

Coordination : Michel Castra (Clersé), Geneviève Cresson (Clersé) et Ségolène Petite (GRACC, Lille 3)
Financement : INCA et Conseil régional Nord–Pas-de-Calais
Durée du projet : 18/06/2007 au 17/07/2009
Résumé : La participation de l’entourage aux soins, au soutien, à l’accompagnement des personnes malades ou dépendantes est à la fois une nécessité et une réalité peu visible socialement, une marque de solidarité et une charge parfois excessive, une réponse spontanée à la situation et une situation très encadrée par les institutions de prise en charge. L’objectif de notre recherche est d’analyser la diversité des situations et des réponses que les personnes de l’entourage proposent lors de la survenue d’un cancer, et leur évolution au fil de la maladie, afin de comprendre les ressources qu’elles mettent en œuvre et les difficultés qu’elles rencontrent.
L’entrée se fera par deux services d’oncologie de la Région Nord–Pas-de-Calais afin de repérer deux types de patients et d’entourage :

  •  les enfants atteints d’un cancer pédiatrique et leur entourage ;
  • les personnes atteintes d’un cancer VADS et leur entourage.

La première étape de cette recherche visera, à travers la passation d’un court questionnaire auprès des patients adultes et auprès d’un parent des enfants mineurs, à décrire l’entourage et les manières dont celui-ci se mobilise face à la maladie.
Parallèlement aux questionnaires, nous interrogerons, au cours d’un entretien semi-directif, un membre de l’entourage désigné comme le plus investi dans le soin et l’accompagnement des patients. Ces entretiens auprès des proches chercheront à recueillir leurs représentations de la maladie et des soins – tant des professionnels que les leurs ; il s’agira également d’interroger leur expérience d’accompagnant d’un malade, les significations qu’ils confèrent à leur implication et les registres qu’ils utilisent pour justifier leur implication et celles des autres membres de leur entourage.
Nous compléterons ces approches par des observations au sein des services hospitaliers et par quelques entretiens avec les professionnels ayant en charge les patients sélectionnés. Ces entretiens avec les professionnels mettront l’accent sur les coopérations entre professionnels et « profanes ».
Afin de connaître l’évolution de l’engagement et des représentations des proches auprès des personnes malades, les entretiens et les observations seront répétés à une année de distance avec les mêmes interviewés, en tenant compte des évolutions possibles de la situation.

Contact : Geneviève Cresson


Poursuites d’études dans l’enseignement supérieur du Nord-Pas de Calais en 2006-2007 des diplômés d’un BTS ou d’un DUT en 2006

Financement :Pôle Universitaire Européen de Lille Nord-Pas de Calais (PUEL)
Durée du projet :01/03/2008 au 28/02/2009
responsable scientifique : Bernard Convert


Suivi de la cohorte de bacheliers 2001 inscrits dans l’enseignement supérieur dans le Nord-Pas de Calais en 2001-2002 pendant une période de cinq ans

Financement : Pôle Universitaire Européen de Lille Nord-Pas de Calais (PUEL)
Durée du projet : 01/01/2006 au 31/12/2008
Responsable scientifique : Bernard Convert


L’égalité entre hommes et femmes

Financement : Conseil Régional Nord-Pas de Calais
Durée du projet : 02/05/2002 au 31/12/2008
Responsable scientifique : Geneviève Cresson


Création d’un observatoire des relations entre acteurs de réseaux interdépendants d’un bassin d’activité, avec mise au jour de la circulation de ressources de réseaux, identification de structures relationnelles au sein d’une réalité inter-organisationnelle complexe, et suivi longitudinal de l’évolution de ces structures relationnelles

Financement : EDF
Durée du projet : 02/11/2005 au 31/10/2008
Responsable scientifique : Emmanuel Lazega et Fabien Eloire


Construction d’indicateurs ISS

Financement : Conseil Régional Nord-Pas de Calais
Durée du projet : 24/04/2008 au 31/07/2008
Responsable scientifique : Florence Jany-Catrice


Mise en place d’indicateur synthétique de développement durable

Financement : Association France Libertés
Durée du projet : mars 2008
Responsable scientifique : Florence Jany-Catrice


Assistance à maîtrise d’ouvrage auprès de comités techniques des missions d’étude et d’enquête lancées dans le cadre du schéma régional de développement économique

Financement : Conseil Régional Nord-Pas de Calais
Durée du projet : 13/08/2007 au 13/06/2008
Responsable scientifique : Laurent Cordonnier

Mission de calcul, à titre expérimental, du BIP 40 à l’échelle régionale

Financement : Conseil Régional Nord-Pas de Calais
Durée du projet : 17/07/2006 au 17/01/2008
Responsable scientifique : Florence Jany-Catrice


De la productivité à l’évaluation des services administratifs

Financement : Ministère de l’emploi

Durée du projet : 09/11/2005 au 01/12/2007

Responsable scientifique : Faiz Gallouj

Analyse socio-économique des recompositions de l’offre dans le secteur de l’aide à domicile

Financement : CRIDA

Durée du projet : 01/01/2007 au 30/09/2007

Responsable scientifique : Florence Jany-Catrice

 

Evaluation de l’effet de coupure de la RN 13

Financement : Ecole Nationale des Ponts et Chaussées

Durée du projet : 08/12/2005 au 08/05/2006

Responsable scientifique : Frédéric Héran


Rythmes de travail et choix des modes de garde selon les sexes des parents et des enfants

Financement : MIRE-DREES

Durée du projet : 05/07/2004 au 05/01/2006

Responsable scientifique : Anne Bustreel


Les classes d’agglomération : histoire à plusieurs voies d’un dispositif pédagogique

Financement : Dunkerque Grand Littoral Communauté Urbaine

Durée du projet : 01/01/2005 au 31/12/2005

Responsable scientifique : Juliette Verdière


Connaissance ethnographique et identification des ressources clés entre acteurs de réseaux d’un bassin d’activité de la région lilloise

Financement : EDF

Durée du projet : 04/04/2005 au 04/10/2005

Responsable scientifique : Emmanuel Lazega


Réalisation d’une analyse des pratiques culturelles dans le cadre associatif

Financement : Ministère de la Culture

Durée du projet : 19/07/2004 au 31/12/2004

Responsable scientifique : Hervé Glévarec

Les freins au développement de l’apprentissage
Coordination et chef de projet : Car Céreq de Lille
Financement : Dgesco, MEN
Durée du projet : 2014-2017

 Perseval : Prévenir les décrochages scolaires dans l’académie de Lille
Coordination et chef de projet : Laboratoire ESO, Centre associé Céreq de Caen ;
Collaboration Centre associé Céreq de Bordeaux , Laboratoire CRACS - Spirit
Financement : Rectorat de Lille
Durée du projet : Septembre 2016 – Septembre 2017

 Madaa : Mesure des discriminations d’accès à l’apprentissage
Coordination et chef de projet : Laboratoire Certop – Centre associé de Toulouse et Céreq de Marseille
Financement : Fond d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ)
Durée du projet : Janvier 2016 – juin 2017

 Evaluation de l’insertion des stagiaires de la formation professionnelle continue, Région Nord-Pas de Calais
Coordination et chef de projet : Université de Lille Sudes ; Collaboration Greta de Lille
Financement : Conseil Régional Nord-Pas de Calais
Durée du projet : Décembre 2015 – Mai 2016

 Evaluation du service public régional de l’orientation tout au long de la vie de Picardie (SPROTLV)
Coordination et chef de projet : Centre associé Céreq de Bordeaux - Spirit
Financement : Conseil Régional de Picardie
Durée du projet : Septembre 2013 – Juin 2014

 Analyse des disparités de développement régionale de l’apprentissage
Coordination et chef de projet : Céreq Marseille, Collaboration Car Céreq de Dijon
Financement : DGEFP
Durée du projet : janvier 2012-2013

 Etude d’impact mobilité transnationale des apprentis
Coordination et chef de projet : Céreq Marseille, Collaboration Car Céreq de Bordeaux
Financement : Agence 2E2F
Durée du projet : Juin 2012-Janvier 2014

 Analyse des disparités de développement régionale de l’apprentissage
Coordination et chef de projet : Céreq Marseille, Collaboration Car Céreq de Dijon
Financement : DGEFP
Durée du projet : 2012-2013

 Osez large – Voyez loin
Coordination et chef de projet : Clersé, équipe Car Céreq
Financement : HCJ - FEJ
Durée du projet : 2011-2014

 Le recours au contrat de professionnalisation en région Nord-Pas de Calais
Coordination et chef de projet : Clersé, équipe Car Céreq
Financement : C2RP - Oref Nord Pas de Calais
Durée du projet : 2012

 Demain l’Université
Coordination et chef de projet : Clersé, équipe Car Céreq
Financement : HCJ - FEJ
Durée du projet : 2010-2013

 PEC – Portefeuille emploi compétences
Coordination et chef de projet : Equipe Car Céreq de Toulouse, collaboration Céreq de Marseille
Financement : HCJ - FEJ
Durée du projet : 2010-2013

 Les jeunes et les entreprises face aux ruptures de contrat d’apprentissage
Coordination et chef de projet : Clersé, équipe Car Céreq, Collaboration Céreq Marseille
Financement : JESCO
Durée du projet : 2010-2011

 Suivi – évaluation du programme régional de formation Nord Pas de Calais (Céreq - Clersé)
Coordination et chef de projet : Clersé équipe du Car de Lille
Financement : Région Nord - Pas de Calais
Durée du projet : Mai 2009 – Octobre 2010

 Etude sur la féminisation de métiers à dominante technique (traction et maintenance à la SNCF)
Coordination et chef de projet : Clersé équipe du Car de Lille
Financement : SNCF
Durée du projet : 01/03/2007 au 01/08/2008

 Rupture des contrats d’apprentissage en Nord-Pas de Calais
Coordination et chef de projet : Clersé – Equipe du Car de Lille
Financement : OREF
Durée du projet : 15/05/2006 au 28/02/2007